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  • : Le blog de Thomas PETIT
  • : Recherche et partage d'alternatives à une société en panne d'imagination sociale. La théorie doit mener à une pratique positive.
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 00:36

Beaucoup de socialistes s'accrochent à l'idée que la politique de l'offre est une politique favorable aux entreprises et n'est donc pas anti-socialiste en soi.

 

Pour mémoire, il y a dans l'ADN du socialisme l'idée que le marché ne peut tout résoudre et que l'Etat doit intervenir pour le réguler.

De même, le socialisme consiste à rechercher une société de l'émancipation collective et individuelle.

 

La politique de l'offre peut se résumer par la recherche d'une liberté accrue des entreprises pour qu'elles puissent s'apanouir dans un environnement de marché. L'idée est donc bien de "libérer les énergies" mais seulement celles qui gagnent dans le marché.

Cela suppose la dérégulation du marché du travail, la baisse des salaires, la baisse des impôts des entreprises, le pouvoir de création monétaire réservé aux banques privées et la diminution des fonctions de l'Etat qui doit s'occuper de la société, mais pas de l'économie.

Cette politique proposée par les néo-libéraux comme Hayeck ou Friedman, a été appliquée par Reagan, Thatcher; plus récemment par Sarkozy, Merkel; et donc désormais par Hollande et Valls.

La mise en place de cette politique (sans rentrer dans les détails techniques notamment au niveau de la création monétaire) amène le schéma suivant :

 

Dans cette politique, la seule manière de réduire la dette est de réduire les dépenses des collectivités (dont l'Etat). Or ces réductions diminuent les carnets de commande des entreprises que nous sommes supposés soutenir.

 

 

Il y a d'autres politiques possibles.

 

La caricature habituelle est de mettre en avant la politique de la demande par opposition à la politique de l'offre. Cette politique de la demande consiste à emprunter pour distribuer plus de revenus/ Mais en économie ouverte, la critique facile consiste à dire que l'augmentation des salaires augmente le prix de nos produits, qui deviennent moins compétitifs que ceux des étrangers et que l'augmentation de revenus s'évapore en importations qui ne profitent ni aux travailleurs locaux, ni à l'Etat.

Cette critique est faible car elle ne tient pas compte de l'incapacité des producteurs étrangers à acquérir les marchés très rapidement s'ils n'ont pas des capacité de production et des capacités de transports suffisamment souples.

 

Mais ce qui m'intéresse aujourd'hui est de mettre en avant la politique d'intervention.

Cette politique est par essence socialiste dans la définition donnée ci-dessus.

Il ne s'agit pas seulement de régulation du marché par des règles mais aussi par l'activité même de l'Etat qui permet de rééquilibrer le marché quand celui-ci ne fonctionne pas correctement et n'atteint pas les objectifs économiques de la société.

Il s'agit de la vraie politique keynésienne (la politique de la demande n'en est qu'une possibilité), mais est aussi ce qu'a mis en place De Gaulle avec les plans, l'Union Européenne avec la CECA, la PAC, Airbus, Gallileo... et plus récemment Lionel Jospin.

L'Etat devient alors investisseur et s'implique directement en fonction des ressources disponibles (le chômage devient un potentiel à activer) et des besoins de la société.

Le schéma devient celui-ci :

A noter que les achats soutiennent les entreprises en leur ouvrant des carnets de commande et que les actifs peuvent être cédés s'il y a de la demande, apportant de nouvelles ressources rendant possible de nouveaux soutiens.

La politique d'intervention n'est donc pas une négation du rôle des entreprises mais au contraire un soutien direct de leur activité.

 

Globalement, la politique de l'offre a donc pour résultat logique la dette, alors que la politique d'intervention a pour résultat la constitution d'actifs.

Maintenant que vous avez cela en tête, faites votre choix !

 

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Published by Thomas PETIT
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commentaires

serrurier paris 24/11/2014 20:35

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement

trafic 12/11/2014 18:28

Merci très beaucoup pour cet extrait de littérature. Merci.

cadeau 30 ans homme 09/11/2014 18:15

Je vous félicite pour votre paragraphe. c'est un vrai boulot d'écriture. Poursuivez