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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 14:34

Les problèmes du marché du porc que nous suivons actuellement dans l'actualité montrent l'inefficacité du système actuel pour développer une production saine tout en permettant aux citoyens de vivre au mieux.


De ce problème émerge la réflexion sur un changement de système de marché vers une bourse anti-dumping tenant compte de la cohérence du territoire, des contraintes locales sans mettre la pression sur les ressources de la collectivité et donc du vivre ensemble, tout en permettant toujours un commerce mondiale pour mieux utiliser les ressources de chaque territoire.

 

 

Un constat

 

Les producteurs et les consommateurs doivent respecter des règles de territoire et/ou de zone économique.

Il n’y a donc pas égalité et concurrence loyale sur un marché dépassant ces frontières.

 

 

Un nouveau système de résolution des marchés

Pour éviter ce problème, je propose de créer des bourses territoriales sur lesquelles seuls les producteurs du territoire et l’Etat pourraient proposer des biens à la vente. Les spéculateurs financiers ne pourraient donc plus remplacer les producteurs, ni les consommateurs et en particulier les grands distributeurs fixer leurs prix en faisant jouer une concurrence extérieure déloyale.

L’idée est de commencer à utiliser les ressources du territoire avant d’aller chercher à l’extérieur.

 

L’organisation du marché se ferait par des propositions de prix plancher par les producteurs avec une obligation d’aller au-delà du prix de production. Ils fixent ces prix au début de la vente et ne peuvent ensuite les modifier, ce qui garantie une stabilité dans le temps (les fluctuations dépendent des ventes passées et pas les événements de la seconde précédente).

Les acheteurs prennent ce qui est proposé aux prix donnés en commençant par le moins cher mais en augmentant le prix proposé jusqu’à un maximum basé sur le prix le plus élevé proposé par les producteurs.

 

Donc, si le prix le plus bas donné par les producteurs est de 100 et le prix le plus élevé de 150, le prix de marché va s'établir entre 100 et 150 et les quantités vendues dépendront du nombre de consommateurs et du prix qu'ils veulent bien payer.

Le producteur qui vend le moins cher reste avantagé à la fois parce qu'il a plus de chance de vendre toute sa production, et ensuite parce que le prix proposé au départ sera certainement réévalué.

Par contre, celui qui aura donné le prix le plus élevé aura la possibilité de vendre plus cher dans le cadre de la vente à l'international, s'il n'a pas écoulé toute sa marchandise sur le marché local.

 

Le commerce international préservé mais devenant utile

S’il reste des acheteurs après écoulement de toutes les marchandises, les producteurs (association des producteurs ? coopérative ? Etat ?) peuvent acheter des surplus à l’étranger et les revendre aux derniers acheteurs au prix maximum fixé ci-dessus.

S’il reste des surplus, ils peuvent être vendus sur le marché international des producteurs sur le principe précédent et sur la base du prix le plus élevé.

 

Si le prix est trop important pour les acheteurs, l’Etat a le choix entre réduire ce prix (subvention de la production du territoire ET achats à l’étranger au nouveau prix réglementé), ou accepter qu’une partie de la population n’ait pas accès au produit.

 

 

Avantages attendus

Ce système devrait à la fois permettre de réduire les coûts environnementaux (transport mais aussi productions intensives destructrices), réduire les fluctuations de prix, sécuriser les producteurs, faire de meilleurs choix de production, empêcher le dumping social (on reste dans une environnement économique cohérent entre acheteurs et producteurs), empêcher la destruction des entreprises vivrières, empêcher l’inondation des marchés pauvres par les surplus des pays riches (le prix de vente de la part des pays riches devant rester au prix maximum du marché local, il y a une préférence pour la production locale qui s’opère).

S’il y a distorsion des prix et des quantités d’une zone à l’autre, ce sont les producteurs locaux qui en profitent et pas les distributeurs (ce sont eux qui achètent à bas prix à l’étranger et récupèrent la marge) sur le marché local.

 

Le système proposé peut paraître complexe et mes explications pas claires. N'hésitez pas à poser des questions en commentaires ou par mel.

D'ailleurs, ce n'est qu'une réflexion non aboutie que je partage. Il y a certainement des améliorations à apporter.

Mais je pense qu'au final, ce n'est pas plus compliqué que le système actuel et ce serait bien plus équilibré et profitable pour la société.

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Published by Thomas PETIT
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