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  • : Le blog de Thomas PETIT
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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 10:58

GBs

Un nouveau jour, un nouveau voyage. Il semble que notre président veuille battre le record de Jean-Paul 2 !
Aujourd'hui, il s'agit de la Grande-Bretagne.
Le président veut rappeler vers nous nos expatriés. Pourquoi? Pour leur dire qu'on les aime? Je ne vois pas d'autres raisons parce qu'au final, c'est plutôt bien d'avoir une communauté d'expatriés.
Non seulement ils sont un port d'arrivée intéressant pour toute activité commerciale ou culturelle. Mais en plus, ils sont une ouverture sur le monde, ce qui manque peut être le plus à la France à notre époque.
Ils seraient 250000 à Londres? Tant mieux. 250000 chances supplémentaires de réintroduire le français comme langue international. 250000 chances de plus pour créer des échanges et partager nos cultures. 250000 chances de mieux se comprendre.
Alors au lieu de leur dire "revenez", ne devrait-on pas leur dire "comment partager nos expériences?""de quoi avez-vous besoin?""comment motiver d'autres globe trotters?"...

Par ailleurs, la visite en cette terre financière montre encore une fois le sans de la prospective de notre président : avec la crise qui se profile, la Grande-Bretagne risque d'être rapidement en récession. Nos expatriés vont donc peut être revenir rapidement en France mais par défaut et pas par amour de ce président.
Encore une raison de préférer qu'ils restent là-bas : il vaut mieux un voisin en bonne santé que sur la défensive.

Il faut donc se préparer à 2 événements :
- l'un positif est la création d'une communauté importante d'expatriés;
- l'autre plus négatif est la possible bérézina de cette communauté dans un pays qui a voulu aller trop vite en s'engageant profondément dans un système financier risqué.

Dans le premier, il s'agit d'une opportunité extraordinaire à développer. Combien de pays profitent de leur diaspora? N'est-ce pas une solution aux permanents problèmes de force de vente de la France?
C'est une chance qu'il ne faudrait pas manquer faute de coordination et de soutien. Le libéralisme a ses bons côtés mais si l'on veut en profiter, il faut savoir mutualiser.
Créer un fond permettant un retour avec retraite et accès à la santé française serait notamment souhaitable. Ce fond serait bien sur abondé par ces expatriés sous des formes à déterminer.
Organiser des contacts universitaires avec ces expatriés serait enrichissant.
Soutenir l'ambassade pour qu'elle organise des rencontres entre expatriés nouveaux et anciens, créer des lieux de rappel de la terre natale, ... maintiendrait un lien fort et garantirait la constitution d'un réseau.

Le second événement semble plus négatif.
Pour autant, ces retours peuvent être utiles s'ils sont dirigés vers l'éducation ou vers les chambres de commerce par exemple. Encore une fois, c'est un investissement des pouvoirs publics qui pourra lancer le processus.
De plus, ces retours ne doivent pas être l'objet de reproches mais au contraire d'honneur pour avoir bravé les tempêtes de la langue et de la culture. Il faut les soutenir dans leur retour et toujours leur garder une porte ouverte pour un nouveau départ.

Pour conclure, ces expatriés ne doivent pas être traités comme des exilés.
Il faut choyer ces entrepreneurs, ces diffuseurs de notre culture qui sont la meilleure défense de la France dans un environnement international.
Il est vrai qu'ils profitent souvent à la fois des facilités d'un autre pays et des investissements de la France (ils reviennent souvent se faire soigner en France tout en ne payant pas d'impôts ni de contributions). Mais ils contribuent aussi autrement à l'enrichissement de la France. Le tout est de bien déterminer le rôle de chacun et, n'en déplaise à notre président, de les voir comme une chance plutôt que comme des profiteurs.

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Published by Thomas PETIT - dans Politique
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