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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 17:53

Appel pour une politique de grands travaux

 

 

 

Les banques centrales du Japon, du Canada, de la Suisse, des USA et de l'Union Européenne sont intervenues massivement sur les marchés injectant des centaines de milliards d'euros par différentes formes de planche à billet (près de 300 milliards en août et la même chose ces derniers jours).

Cette perfusion des marchés a permis de maintenir une bulle spéculative dont l'explosion pourrait déstabiliser durablement nos économies.

Si l'objectif est compréhensible, les conséquences sont désastreuses : inflation gallopante, risque excessif encouragé, bulle non éclatée et problème décalé mais amplifié.

Dans le même temps, la croissance reste morose. Les USA ont 20% d'enfants pauvres, les infra-structures des pays libéraux sont en piteux état (santé aux USA, chemins de fer et poste en Grande-Bretagne, voirie au Canada, ...), le chômage ou la précarité sont encore massivement présents, le réchauffement climatique n'est pas combattu suffisamment, les matières premières sont de plus en plus rares, le programme alimentaire de l'ONU ne trouve pas les financements nécessaires.

 

Il est temps de changer d'attitude !

 

Une politique de grands travaux selon le plan Delors devait coûter 300 milliards d'euros !

Le livre blanc sur les transports européens (2001) avait évalué à environ 30 milliards d'euros par an pendant 20 ans le coût de la nécessaire remise à niveau des infrastructures.

Le plan Marshall a coûté 100 milliards de dollars 2006 sur 4 ans (soit 17 milliards d'euros par an).

Réduire de moitié la population n'ayant pas d'eau salubre coûterait 12 milliards d'euros par an jusqu'en 2015.

Les investissements nécessaires à une réduction conséquente des émissions de gaz à effet de serre seraient de 150 milliards d'euros.

 

Les banques centrales ont depuis des années empêché l'utilisation de la planche à billet pour financer de tels programmes. Pourtant, ces derniers en employant des bras inutilisés (chômage, précarité, ...), en créant de la richesse (les investissements écologiques pourraient créer une nouvelle révolution industrielle), en remettant à niveau les infrastructures (comme au 18ème siècle), en fluidifiant les échanges (manque de liquidités percevable par la baisse de l'épargne individuelle) ... ne seraient pas inflationnistes.

 

Les états européens, trop endettés, n'ont pu emprunter 300 milliards d'euros en 1993 (livre blanc Delors). Mais pourquoi emprunter alors qu'il est visiblement possible de créer 600 milliards d'euros en un an pour stabiliser une bulle spéculative?

 

Pour toutes ces raisons, au lieu d'injecter des milliards non productifs nous sommes en droit d'exiger que NOS banques centrales soutiennent les gouvernements dans des projets coordonnés d'investissement et d'avenir.

 

Il ne faut pas une politique monétaire ou une politique budgétaire mais bien les 2, l'une finançant l'autre.

 

Nous appelons donc les gouvernements et les banques centrales à se rassembler pour coordonner des projets d'avenir financés par la création monétaire.




Cet appel n'a pas encore été relayé par une association ou des experts connus. N'hésitez pas à commenter et proposer des solutions de diffusion.

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Published by Thomas PETIT - dans Economie
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