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  • : Le blog de Thomas PETIT
  • : Recherche et partage d'alternatives à une société en panne d'imagination sociale. La théorie doit mener à une pratique positive.
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 15:59
Après son rapport sur la croissance, on pouvait avoir des doutes sur les capacités d'analyse d'ATTALI qui avaient pourtant fait son succès dans les années MITTERRAND.
Vous pourez lire sur son blog (http://blogs.lexpress.fr/cgi-bin/mt-tb.cgi/19593) que l'on peut être en partie rassurez !
En effet, il n'a pas pris l'air benet de la plupart des journalistes qui, pris dans l'euphorie OBAMA et la communication frelatée de SARKOZY, ont oublié de critiquer même positivement ce qui leur était servi sur un plateau.
En effet, le G20 n'accouche pas s'une souris mais d'un monstre.
Au lieu de redonner le pouvoir aux Etats pour réguler l'économie, il s'agit ici de donner un chèque en blanc aux marchés. La hausse boursière d'hier est d'ailleurs totalement normale : ils ont raison de faire la fête.
L'économie semble pouvoir s'écrouler, seuls les marchés seront sauvés ! Les emplois peuvent disparaître, personne ne les garantira. Les salaires peuvent baisser, circulez y a rien à voir. Mais les actions baissent, horreur et malheur, branle-bas de combat, mobilisation des travailleurs et des salaires pour financer la relance ... des marchés.
Parce qu'il ne s'agit que de ça : garantir l'avenir des secteurs à risque, qui deviennent, de fait, les secteurs les moins risqués. Les fonctionnaires ont une garantie de l'emploi mais des salaires fixes et pas élevés. Mais les financiers auront bonus, parachutes dorés, stock-options, et tout ça garanti par les contribuables.

ATTALI le montre en 4 points mais a 2 défauts :
- il continue d'admirer SARKOZY et le justifie au début en reprenant les déclarations sans transmettre ce qu'il devrait lire entre les lignes. Notre président a effectivement obtenu ce qu'il voulait réellement : que ses amis restent protégés d'une quelconque intervention des états dans leurs activités. N'a-t-il pas fait campagne en encensant ses amis partis en Suisse? Pourquoi combattrait-il donc les paradis fiscaux quand il voudrait reproduire leur modèle en France? Il n'a donc pas eu besoin de beaucoup d'effort, juste d'un gros culot dans sa communication pour faire croire à son volontarisme comme il avait fait croire aux salariés de Gandrange qu'il les protégerait.
- il critique mais ne propose rien. Et là, vous pourrez lire dans ce blog d'autres articles où j'explique quelques solutions simples mais dont ils ne veulent pas entendre.

Ces solutions sont cohérentes, globalisantes, et demandent de changer de système.

La pression doit être inversée : les finances doivent être gouvernées par des citoyens plutôt qu'une finance qui fait des citoyens-travailleurs des êtres amplis de peur. Le revenu minimum d'existence permet de le faire. Le travail serait activé que lorsque le besoin se ferait sentir et ne serait pas une obligation permanente pour survivre, pour être et pour paraître.
Ainsi, le médecin n'aurait pas une obligation de consultations mais une obligation de résultat. Dans le village, on nourrissait le médecin toute l'année alors qu'il ne pratiquait sa profession que lorsqu'il y avait des malades. Dans notre société actuelle, nous avons besoin de maladies pour sauver les emplois des médecins !

La deuxième solution vient d'une refonte du système monétaire avec l'idée principale de pouvoir financer les services publics par la création monétaire plutôt que par l'impôt. En effet, quand il y a 3 millions de chômeurs et des besoins bien identifiés, il est absurde de ne pouvoir activer ces intelligences et ces bras faute de liquidité !
A partir du moment où notre ingénieurie permet de produire suffisamment de nourriture, la question de l'inflation se pose très différemment. Elle se pose notamment en quantité de services accessibles ou fournis. La richesse d'une société n'est plus alors sa possession monétaire mais sa capacité à activer ses ressources.
Bien qu'il faille faire attention aux conséquences en économie ouverte (d'où la nécessité d'accords internationaux et d'un (vrai) nouveau Bretton Woods), créer de la monnaie est tout à fait logique : la monnaie est un instrument permettant les échanges et rien d'autre. La monnaie n'est une richesse que lorsqu'elle active les ressources. Autrement, elle ne vaut rien (ou devient décoration dans le cas de l'or).

Il y a donc des réflexions en profondeur à mettre en oeuvre. Mais plus que des réflexions des actions sont possibles pour résoudre les crises réelles, celles de la pauvreté, celles de la réduction des richesses de notre planète, celles de la citoyenneté.
Encore faut-il que nos dirigeants y soient sensibles et pour ça il faudra voter le 7 juin pour qu'une Europe Sociale émerge !

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Published by Thomas PETIT - dans Actualité
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