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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 15:00

Le 7 juin n'aura pas été que la défaite du PS mais bien celle de la gauche européenne.

 

L'UMP n'a pas reçu de carton rouge puisque ceux qui voulaient arrêter la politique destructrice du gouvernement se sont divisés ou ne sont pas allés voter.

 

Quelles leçons en tirer?

 

La première, c'est que le PS ne joue pas son rôle de noyau gravitationnel nécessaire à une victoire nationale de la gauche.

Est-ce à cause du programme ou d'un message à côté de l'enjeu? Certainement pas !

Si c'était à cause du programme, l'UMP et les Verts n'auraient pas gagné : qui connaît le programme de ces listes ?

Si c'était à cause de l'enjeu, l'UMP n'aurait pas non plus fait un tel score.

La campagne a été particulièrement personnalisée. Si les Verts ont effectivement parlé d'Europe, ils n'en ont pas dessiné les contours.

Le problème du PS est ailleurs. Il est bien plus profond et n'est pas attaché à ces élections. Le problème majeur du PS, c'est qu'il ne fait pas envie !

Le problème c'est qu'à chaque défaite, on entend les ténors critiquer un programme pour mieux se positionner dans leur parcours personnel. Mais en fait en disant cela ils ne font qu'amplifier le problème puisqu'ils confirment une idée reçue qui serait que le PS partait sans idée, sans programme.

Et pourtant, avec 6 axes, 77 propositions, un programme signé par les socialistes des 27 Etats membres, des mesures fortes comme le SMIC européen, la création de 10 millions d'emplois verts ou encore la directive cadre nécessaire pour sauvegarder les services public, le PS avait un très bon programme.

C'est donc bien dans la communication que se concentre le problème du PS.

Il faut donc revoir une stratégie à ce niveau en particulier : comment diffuser le programme, les enjeux, imposer nos points de vue, alors que les médias font le travail de l'UMP et détruisent méthodiquement tous les adversaires de Sarkozy? Comment faire envie et empêcher que puisse se diffuser une image de combats internes permanents que vivent tous les partis mais qui ne sont diffusés que lorsqu'il s'agit du PS? Comment donner espoir et remobiliser l'électorat de gauche?

Les réponses sont dans le leadership, la stratégie de communication, la discipline interne, pas dans une énième rénovation !

 

La deuxième leçon va vers la droite et la gauche du PS : on ne peut gagner en tapant sur sa propre famille. Certes le score global de la gauche est important, mais l'UMP peut jubiler et pourra continuer sa casse des services publics. Fait-on de la politique pour faire entendre une voix ou pour faire gagner des idées? Parce que clairement, le Front de Gauche qui voulait donner un carton rouge à Sarkozy a clairement ouvert une brèche dans la défense des citoyens les plus pauvres. Si la volonté affichée des partis de ce Front était de les défendre, le résultat est désastreux et on peut leur en vouloir.

Comme en 2002, ils vont encore dire que c'est la faute du PS, le grand frère qui n'est pas assez beau. Mais à force de lui donner des coups, il ne faut pas s'étonner que le grand frère n'est pas un visage agréable à regarder ! Il faudra un jour que les petits frères prennent leurs responsabilité.

De même, les militants du Modem y sont parce que le PS ne les attire plus. Il est ringard. Du coup, ils espèrent voir la disparition du PS pour en prendre la place. En-dehors de cette attitude peu noble et peu constructive, ne vaudrait-il pas mieux reconstruire de l'intérieur et donner ses compétences annoncées de communication et de rassemblement dans un parti qui en a bien besoins?

 

Bref, les leçons françaises de cet échec sont que la France reste le pays des Gaulois, celui où 600000 guerriers ont perdu noblement à Alésia contre 60000 romains organisés et unis. C'est beau mais il n'en est pas moins que la division mène à une défaite...

 

Mais le plus triste dans tout ça c'est la défaite de la gauche en Europe. Je ne m'étendrais pas sur le sujet étant donné le peu d'éléments en ma possession pour en faire une analyse et la longueur de ce billet.

Ce qui est étonnant, c'est que l'échec du modèle de droite n'ait pas mené à la défaite de ses représentants.

Ce qui est déplorable, c'est que l'Europe va continuer à être une Europe d'un marché sans âme sans citoyens, avec de simples travailleurs asservis par leur besoin incité de consommation.

Le beau rêve de gauche d'une Europe unie s'éloigne encore un peu. La belle France sociale part avec et nous aurons bien du mal à la retrouver. Les temps sont durs et ces élections ne permettent pas de retrouver espoir. Et pourtant il faudra rester optimistes et chercher à se relever pour que le populisme perde de sa superb, que la vérité l'emporte et cette vérité c'est que la droite n'est pas la solution, seule la gauche unie est une chance pour l'Europe et pour les français !

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Published by Thomas PETIT - dans Politique
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