Partager l'article ! 40 milliards pour les banques, ceinture pour nous !: Le 6 octobre, Jean-Claude TRICHET, gouverneur de la Banque Centrale Européenne faisait le c ...
Le 6 octobre, Jean-Claude TRICHET, gouverneur de la Banque Centrale Européenne faisait le constat que la croissance stagnait notamment du fait du manque de croissance de la demande globale (consommation des ménages et confiance des entreprises), et des conditions de financement de l’économie dégradées du fait de la crise de la dette des Etats.
Dans cette analyse, il y a donc 3 problèmes identifiés :
- l’insuffisance de la demande,
- des difficultés bancaires,
- des problèmes de dettes des Etats de la zone Euro.
Concernant les difficultés bancaires, M. TRICHET a annoncé l’achat de 40 milliards de bons garantis qui devraient permettre aux banques nécessiteuses de retrouver des liquidités.
Pour mémoire, quand la BCE achète, c’est le contribuable qui paie. La France est actionnaire à 14% de la BCE. A ce titre, elle couvre ou elle paie 14% des 40 milliards de bons achetés dans les 12 prochains mois.
Il préconise aux banques de renforcer leur bilan et notamment leur capital. Il indique qu’en plus de ces 40 milliards, le fonds de stabilité européen (FESF) permettra aux Etats de recapitaliser les banques. Je croyais que ce fonds devait aider les Etats mais en fait c’est finalement les banques que l’on aide…
Concernant le manque de demande, M. TRICHET se félicite du fait que l’inflation devrait revenir à 2% grâce à une faible croissance des salaires ! Par ailleurs, il demande des réformes structurelles « pour supprimer les rigidités », la suppression d’augmentations automatiques de salaires, la favorisation des accords d’entreprise plutôt que de branche. Traduction : il demande plus de précarité de l’emploi.
Concernant la dette des Etats, il préconise la privatisation de services publics. Ces privatisations sont demandées au nom de la compétitivité et de la productivité malgré les échecs patents en la matière des expériences passées.
Ces préconisations ne répondent évidemment pas aux problèmes de la demande et des dettes des Etats et peuvent au contraire
les aggraver.
Toujours est-il que par la voix de M. TRICHET, la Banque Centrale Européenne, avec l’aval des gouvernements actuels, vient
donc de donner un cadeau de 40 milliards aux banques tandis qu’il préconise l’austérité pour les autres… Les caisses sont vides, mais pas pour tout le monde.
Encore une raison de s’indigner !
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