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  • : Le blog de Thomas PETIT
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 18:25

Depuis des années voire des décennies, la préoccupation principale de la population est de trouver du travail. Nous sommes tous obnubilés par les chiffres du chômage et les gouvernements sont élus et déposés sur leurs seuls résultats dans ce domaine.

Or les résultats sont mauvais et impliquent une instabilité chronique du pouvoir donnant de la voix aux extrêmes.

Et pourtant, le chômage est-il un bon critère d’analyse de la santé économique d’un pays ? Et le travail est-il le problème principal de la population ou bien n’est-ce pas la rémunération qui va avec  et pourrait venir sous d’autres formes ?

 

Un objectif menant à plus d'inégalités

 

Les politiques combattant le chômage depuis 30 ans ont presque toutes amené à augmenter la part des revenus du capital contre ceux du travail.

Ceci vient de la maxime voulant que les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain. Maxime bien logique mais ne prenant pas en compte les besoins de la population, les ressources disponibles ni même la capacité de production accessible avec l’ouverture des frontières.

Du coup, les profits ont augmenté, les investissements ont stagné et les emplois ont baissé.

 

Les solutions employées reviennent toutes à baisser les revenus du travail, que ce soient les revenus individuels (salaire net) ou mutualisés (cotisations que le patronat et certains politiques appelle « charges »).

Résultat, certains pays réussissent effectivement à augmenter leur taux d’emploi mais ceci au prix d’une forte hausse de la pauvreté (exemple de l’Allemagne).

 

Le mythe du travail

 

Or à quoi sert l’emploi ? Pourquoi veut-on travailler si ce n’est pour avoir un salaire décent pour une vie décente ?

Nous entendons fréquemment que l’emploi est ce qui fait sa position sociale et qu’il est nécessaire à une vie saine, etc... C’est souvent les rentiers qui le disent.

Que font les gagnants du loto d’habitude ? Seulement 20% gardent leur emploi selon une enquête sur 3000 nouveaux millionnaires britanniques depuis 1994[1]. De même, les articles relatant la vie de ces chanceux expriment bien cette soif de liberté[2].

L’idée selon laquelle l’épanouissement se fait dans le travail est fausse. Mais sans argent, l’épanouissement est difficile dans une société de division du travail où tout doit s’acheter pour y avoir accès.

L’idée n’est pas la recherche de l’oisiveté mais de la liberté. Ne pas travailler ne veut pas dire être inactif et les retraités sont bien placés pour le savoir. C’est simplement la liberté de choisir l’activité qui nous plaît.

 

Un objectif plus pertinent : le revenu minimum par personne !

 

La baisse du chômage n’est donc pas un bon objectif pour la société. Il mène depuis au moins 30 ans à réduire la rémunération des salariés et à diminuer leurs droits que ce soit en matière de santé ou de retraite.

L’objectif de tout politicien devrait être de réduire la pauvreté.

Le chômage n’en est qu’une donnée répondant à une société de division du travail où ceux qui n’ont pas de patrimoine n’ont accès à l’argent qu’en travaillant.

Le vrai critère n’est donc pas l’emploi mais le revenu de chacun !

Au lieu de chercher un taux d’emploi pour une population donnée, l’objectif devrait donc être de faire en sorte que chacun reçoive au moins 1500 euros par exemple (le niveau est à déterminer mais devrait être plus élevé que le SMIC). Il doit s’agit du niveau de monnaie nécessaire pour vivre correctement sans s’endetter.

Sur la base de ce critère, les lois Hartz allemande ont mené à la catastrophe et devraient être condamnées.

A l’inverse, tout revenu minimum devrait être augmenté pour atteindre cet objectif.

 

Vous me direz qu’avec ceci nous pousserions à l’oisiveté ?

Et pourquoi pas ??? Le marché nous dit actuellement ne pas avoir besoin du travail du plus de 3 millions de français. Alors pourquoi pousser ces français à chercher du travail ? Répartissons autrement les richesses. Utilisons l’activité et la richesse intellectuelle de ces 3 millions de personnes à développer la culture et les connaissances, à perfectionner les arts et les sports, à organiser l’entraide pour veiller à la sécurité et au développement des aides aux personnes dépendantes...

Si le marché a de nouveau besoin de ces bras et cerveaux, il suffira au marché d’augmenter ses revenus pour attirer ces personnes.

 

 

L’objectif de réduction du chômage a poussé naturellement à déséquilibrer la société et l’économie.

Au contraire, l’objectif d’un revenu minimum pour tous serait un gage de retour aux équilibres fondamentaux.

C’est une mesure simple qui peut avoir de grandes conséquences.

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Published by Thomas PETIT - dans Economie
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