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  • : Le blog de Thomas PETIT
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 15:58

Depuis ce 27 avril, qui pourrait être la date retenue pour le début d'une crise majeure, plusieurs articles montrent que la crise grecque est d'abord une crise de gestion de la zone euro par ses membres et en particulier par l'Allemagne donneuse de leçon au départ, bientôt arroseur arrosé par sa faute.


Nous trouvons ainsi un Jean QUATREMER qui explique que la BCE est acculée et devrait faire tomber ses dogmes pour survivre.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/04/les-agences-de-notation-menacent-lind%C3%A9pendance-de-la-bce.html?xtor=EPR-450206


De même, Martine ORANGE, sur Mediapart, explique comment la chute de la Grèce pourrait faire tomber l'Europe entière (http://www.mediapart.fr/journal/economie/280410/europe-la-machine-infernale-est-lancee).


Libération explique ensuite comment Herman VAN ROMPUY, président du Conseil Européen fantoche, réapparaît pour essayer de rassurer... les marchés ! http://www.liberation.fr/monde/0101632526-pour-l-ue-il-n-est-pas-question-de-restructurer-la-dette-de-la-grece?xtor=EPR-450206


Parce que le problème pour tous ces gens n'est pas de sauver la Grèce et en particulier la Grèce : le problème pour eux est de sauver les spéculateurs et banques qui se retrouvent pris dans l'engrenage qu'ils ont enclenché eux-même.

http://www.liberation.fr/economie/0101632403-la-grece-et-le-portugal-affole-les-marches?xtor=EPR-450206


Ainsi, ceux qui critiquaient les PIGS comprennent que finalement, la ferme en a bien besoin et que l'on doit respecter les cochons autant que les ânes...



Alors la crise va peut-être s'éteindre, comme le dit Jean QUATERMER, avec le réveil de la BCE. Mais qu'aura-t-on vu dans cette période : les gouvernements ne se sont encore inquiétés que des intérêts des pyromanes au lieu de s'inquiéter des populations ! Or la monnaie d'un pays tient d'abord sur les capacités économiques de sa population. En mettant en péril la confiance de la population dans son avenir, ils mettent gravement en danger l'ensemble de la société européenne.

Mais plus encore, ils portent une lourde responsabilité car ils ont créé les conditions d'une misère insoutenable et l'ont même soutenu : ce ne sont pas les fonctionnaires grecs qui devraient être mis au pilori mais les conseillers économiques et les gouvernements précédents qui ont parié et profité sur la Grèce !

 

C'est donc une crise grave et profonde parce qu'elle n'est pas qu'économique et qu'une fois les marchés rétablis, c'est à nouveau la confiance dans les élites et notamment les politiques qui se trouvera détériorée. Comment ne pas mettre cela en parallèle avec l'abstention? Comment ne pas le rapprocher avec la montée des populistes qui disent à une population abandonnée que eux sauront s'occuper de leurs problèmes?

 

Cette crise doit aboutir à un véritable sursaut des politiques : ils doivent prendre conscience de la gravité de leurs actes et des conséquences rapides sur les démocraties européennes.

Il est encore temps d'avoir un volontarisme positif, un volontarisme d'investissement dans les peuples plutôt que dans les marchés, dans les patrimoines.

Pour cela, il faudrait arrêter de faire peur et de faire porter la charge sur les travailleurs, les classes moyennes et pauvres. Il faut arrêter d'attaquer le patrimoine de ceux qui n'en ont pas c'est à dire les retraites, les remboursement de santé, les services publics.

Il faut au contraire réinvestir, casser les niches et mesures qui diminuent la contribution à la nation de ceux qui en ont les moyens.

Il faut aussi reprendre la main sur les ressources dont la monnaie n'est pas des moindres.

 

Il y a des leviers, il faut actionner les bons !

 

Le PS porte d'ores et déjà un espoir énorme. Le programme proposé est déjà une révolution, certes insuffisante au regard des enjeux écologiques, mais cela reste une révolution à suivre et à soutenir dans le cadre des conventions qui arrivent et dans les élections qui suivront.

Mais il sera peut être déjà trop tard et c'est pour cela que sans attendre le réveil de la BCE ou un changement d'idéologie politique au pouvoir, j'ai proposé une initiative citoyenne ( Citoyens d’Europe sauvons nos frères Grecs ! ) pour se porter au secours de la Grèce.

C'est aussi pour cela qu'il faudra massivement manifesteer le 1er mai et soutenir les syndicats dans le combat que l'on va mener en opposition à une contre-réforme sur les retraites.

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Published by Thomas PETIT - dans Actualité
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