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  • : Le blog de Thomas PETIT
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 17:06

En réalité, ce que les banques et investisseurs privés prêtent aux Etats sont pour 90 % des prêts auprès des banques centrales. Or ces banques centrales nous appartiennent, nous citoyen, même si certains font tout pour nous en déposséder.


En effet, les banques centrales sont l’émanation de la valeur des monnaies, c'est-à-dire des valeurs échangeables produites ou possédées par les nations. Le système actuel est basé sur la faculté des États à produire et à échanger entre eux ce qui permet d’établir des valeurs de monnaie.


Tout à la base repose sur le travail des citoyens et leur volonté d’échanger et de participer à la collectivité. Ainsi, si les impôts sont correctement collectés, la nation accumule des biens  physiques ou immatériels (éducation, culture, brevets, techniques, …) qui font sa richesse d’aujourd’hui et de demain. Cette richesse est comparée aux capacités des autres nations ce qui permet d’établir les valeurs et la création monétaire correspondantes.


La monnaie nous appartient !


Tout ce qui est emprunté par les privés auprès des banques centrales est donc emprunté auprès des peuples.

Seulement, dans le système actuel, les banques privées (et ceux qui les possèdent) se sont posés comme intermédiaires obligatoires avec un monopole de fait sur la création monétaire et une rente énorme qui y est liée : nous produisons, ils en récoltent les fruits.

Ainsi, la banque centrale va prêter à 2% et la banque privée nous fera emprunter à 4 (et même beaucoup plus dans la réalité)! Ce qui devrait donc revenir à la communauté (c’est le cas des 2% initiaux) revient en réalité 2 fois plus cher aux citoyens et rapporte énormément aux banques. Il y a certes une gestion du risque théorique mais on a vu en 2008 comment les privés s’étaient défaussés de ce risque sur la communauté.


Mieux encore : c’est avec les dépôts de tous les citoyens que les banques garantissent leurs actifs. Ce n’est donc même pas avec les sous des actionnaires !!!


Sans prendre ce dernier paramètre, nous avons l’exemple de la BNP qui avait 75 milliards d’actifs pour 750 milliards d’activité. Ceci signifie que si les clients de la BNP, dont des États comme la Grèce, sont débiteurs de 750 milliards d’euros, la BNP est elle débitrice de 675 milliards d’euros auprès des banques centrales de manière directe ou indirecte (elle emprunte aussi auprès d’autres banques mais il y a toujours au final une banque centrale au bout de la chaine).


Nous pouvons donc dire que plus de 90% de la dette des États auprès des banques n’est en fait qu’une dette des États envers eux-mêmes !


Pour être clairs, la France possède 15% des actions de la BCE. Si la France avait besoin de refinancer sa dette, elle pourrait demander aux banques privées un retour de leurs dettes de 100 % et en récupérerait 15% ce qui suffirait en grande partie à financer notre dette.

Autrement dit, puisque les banques nous demandent de refinancer notre dette à un taux plus élevé, nous devrions les menacer d’en faire autant et de se couper de leurs services pour l’avenir (financement direct des États auprès des banques centrales). Les banques ne pourraient soutenir une très forte augmentation du taux directeur des banques centrales. Une action concertée aurait du sens puisqu’il s’agirait de trouver les ressources demandées par les banques aux États pour financer leur dette, il serait logique que les États trouvent des ressources en augmentant le loyer de l’argent dont ils sont les garants !

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Published by Thomas PETIT - dans Economie
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commentaires

Monique Bellas 26/08/2011 17:11


Mes souvenirs d'économie sont lointains et je n'ai jamais bien accroché suer ces questions monétaires...
Donc je suis difficilement ton raisonnement, même si je saisis bien - et enrage passablement - de voir que monnaie et biens sont de plus en plus dissociés et que la monnaie devient un bien en soi,
au lieu d'être la valeur d'échange de biens et services réels.
Cependant dans ton raisonnement tu passes du prêt des banques privées aux banques centrales (§1), à l'inverse aux § suivants les banques centrales redonnant, prêtant, aux banques privées... qui
nous facturent leurs propres prêts bien plus cher.
Est-ce à dire qu'une banque privée emprunte à la banque centrale ce qu'elle nous prête - plus cher - ensuite... et que si l'Etat est à court d'argent, ce sont les banques privées qui qui "volent"
au secours des banques centrales - avec nos sous, nos dépôts... - à prix encore plus fort ?
Et pourtant au début de cette crise nous avons vu les Etats renflouer les banques...
Je m'y pers !

Monique


Thomas PETIT 31/08/2011 22:47



Tu as l'impression de t'y perdre parce que ça paraît impensable. Et pourtant tu as parfaitement compris ce qu'il se passe !