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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 11:31

Le risque souverain pourrait prolonger la crise, estime le FMI

mardi 20 avril 2010 16h18
 

WASHINGTON (Reuters) - Les tensions que génèrent les dettes publiques risquent de prolonger la crise du crédit encore que la Grèce soit un cas particulier qui ne peut se comparer aux autres pays de la zone euro, déclare le Fonds monétaire international (FMI). 

 

Le système financier international va mieux, dans la lignée d'une fragile reprise de l'économie mondiale, mais la nervosité qu'engendre chez les investisseurs le gonflement de la dette publique risque de remettre en question les progrès réalisés jusqu'à présent en matière de stabilité, ajoute le FMI.

 

"Les risques souverains des pays avancés risquent de saper les avancées en matière de stabilité et d'amener la crise du crédit à un nouveau stade", dit le Fonds, dans une mise à jour de son Rapport sur la stabilité financière mondiale.

Le FMI redoute que la détérioration du risque souverain ne se propage rapidement dans les réseaux bancaires nationaux puis dans l'économie réelle et ne soit ainsi source d'une nouvelle instabilité financière.

Le risque est que les investisseurs réclament des taux d'intérêt plus élevés pour acheter de la dette publique, ce qui entraînerait un renchérissement de l'emprunt à la fois pour le secteur public et pour le secteur privé.

Jose Vinals, directeur du département marchés monétaires et marchés des capitaux du FMI, explique cependant que le Fonds ne veut pas dire qu'une autre crise se prépare.

"Nous disons qu'en conséquence de la crise, l'accumulation de la dette publique est devenue importante et que le marché s'inquiète maintenant du risque souverain", a-t-il expliqué à la presse.

Il estime que les pays doivent agir tout de suite pour concevoir des plans de consolidation des finances publiques à moyen terme crédibles, et ayant le soutien de la population.

Jose Vinals ne partage pas toutefois les soucis de ceux qui craignent que le cas de la Grèce - dont le financement de la dette publique soulève de telles interrogations que le pays pourrait déclencher un mécanisme d'aide mis au point par l'Union européenne et le FMI - se répète dans des pays tels que l'Espagne et le Portugal.

"La Grèce est un cas particulier et on ne peut pas dire que d'autres pays soient dans la même situation", a-t-il dit. "Ces autres pays ont des institutions budgétaires solides et n'ont pas les incertitudes budgétaires que l'on trouve en Grèce".

"La Grèce est un signal d'alarme, qui signifie que dans certains cas extrêmes, comme elle, de graves problèmes peuvent en découler", a-t-il ajouté, estimant toutefois que la Grèce avait pris la bonne voie pour régler la question de sa dette.

 

NOUVEAU DÉFI POUR LES BANQUES

 

Le FMI a réduit son estimation des dépréciations bancaires à 2.300 milliards de dollars contre 2.800 milliards de dollars en octobre 2009, réduction qui atteste d'une amélioration de la situation économique mondiale et de l'assainissement des bilans bancaires, explique-t-il.

Un an auparavant, son estimation atteignait les 4.000 milliards de dollars mais ce montant comprenait aussi les compagnies d'assurance et avait été calculé en un moment où les marchés financiers étaient en plein marasme.

Depuis lors, ils ont repris des couleurs, permettant aux banques de récupérer une partie des pertes estimées.

Pour les Etats-Unis, l'estimation des dépréciations de créances sur la période 2007-2010 a été révisée en baisse de 66 milliards de dollars à 588 milliards. Mais le FMI remarque aussi que les défauts sur les crédits immobiliers et les saisies sont en hausse en raison d'un chômage élevé persistant.

Pour la zone euro, cette estimation a été revue en baisse de 38 milliards de dollars à 443 milliards, par rapport à octobre 2009, conséquence d'une amélioration sur les fronts de la croissance et de l'emploi.

Même si la plupart des banques sont à présent correctement capitalisées, certains segments des systèmes bancaires nationaux restent bien en deçà de la norme, en raison surtout des pertes léguées par l'immobilier commercial.

Les banques sont de toute manière confrontées à un nouveau défi, dit encore le Fonds, qui est celui d'une réglementation qui s'annonce plus exigeante en matière de fonds propres et de qualité du bilan.

En outre, dit encore Jose Vinals, les banques de la planète seront exposées à un besoin de refinancement de 5.000 milliards de dollars dans les 36 mois qui viennent.

Cela s'explique par le fait que, durant la crise, les banques ont dû émettre de la dette à court terme. "Cette dette arrive maintenant à échéance", dit-il, ajoutant que les banques doivent saisir la moindre opportunité de rallonger les échéances de leur dette.

 

Lesley Wroughton, version français Wilfrid Exbrayat, édité par Jean-Michel Bélot

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Published by Thomas PETIT - dans Economie
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