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  • : Le blog de Thomas PETIT
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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:17

Les nombreux commentaires ayant fait suite à l'article écrit hier pour proposer une alternative à une "solution" armée en Syrie (disponible ici) m'a permis de voir qu'il était nécessaire de compléter l'article sur quelques points.

Je vais donc essayer de répondre ici aux questions dont je remercie les auteurs qui se reconnaîtront.

 

Je rappelle rapidement la proposition qui consiste à organiser l'exfiltration des civils et l'organisation de lieux d'accueils temporaires dans des pays limitrophes volontaires et qui bénéficieront du soutien financier mondial.

Le financement est simplement un glissement de ce qui aurait été prévu pour une frappe militaire vers cette opération plus pacifique.

 

C'est une proposition pour protéger les civils mais quid de l'utilisation de gaz?

 

L'article avait d'abord pour objectif de se projeter dans le futur et de chercher à sauver ce qui peut l'être et dans les meilleures conditions possibles.

Pour autant, il serait incompris de laisser ces crimes impunis.

Là encore, la question est de savoir quel est l'objectif recherché.

Il ne s'agit pas là de préserver les populations directement mais en incitant à ne pas recommencer tout en tenant compte du passé.

Concernant Bachar El Assad, une frappe pourrait l'empêcher d'agir si nous pouvions détruire ses armes chimiques. Très difficile à envisager vu la taille des stocks selon les informations données par les médias.

On a vu que les solutions diplomatiques ont échoué.

Il me semble qu'il n'y a, là encore, pas de solution définitive.

Pour autant nous avons un moyen de faire en sorte que la décision de gazer sa population ne reste pas sans conséquence pour lui.

Il s'agit de la possibilité de le faire condamner pour crime contre l'humanité.

Ceci ne permettrait pas de préserver dans l'immédiat les populations puisque la peine ne pourra être appliquée que lorsqu'il sortirait du territoire. Mais le risque d'être coupé totalement du reste de la société et de ne plus pouvoir circuler librement dans le monde peut déjà le faire réfléchir.

De même, si l'usage de gaz contre sa propre population implique une condamnation internationale empêchant une liberté de circulation, les autres dictateurs devraient être plus hésitants.

 

Bref, l'émotion internationale doit aboutir et la Cour Pénale Internationale devrait être l'institution privilégiée pour traiter cette question.

 

Comment organiser l'exfiltration? Il s'agit de millions de personnes.

 

Déjà l'exfiltration se fait à partir des territoires en danger, pas dans les zones sous contrôle de l'une ou l'autre des parties. Ceci diminue le nombre de personnes à déplacer.

 

Le déplacement ne doit pas être brutal. Les personnes concernées doivent avoir la possibilité, le temps, d'emporter ce qui leur est le plus cher. Ils doivent aussi pouvoir emporter tout ce qui peut être utile dans leur exil temporaire afin de diminuer au maximum leurs difficultés dans les zones d'accueil.

 

Ensuite, soit il y a un accord avec les belligérants pour créer des corridors et pratiquer des cessez le feu pour évacuer la population, soit ils ne sont pas d'accord et dans ce cas il faut que des casques bleus créent et protègent ces corridors.

 

Par ailleurs, il suffirait parfois de fournir massivement des bus et des camions aux ONG pour que ces corridors puissent être créés.

 

Les pays limitrophes ne veulent pas accueillir ces réfugiés.

 

La Syrie est entourée de 6 pays sans compter Chypre qui ne pourrait accueillir de toute manière beaucoup de monde.

 

Iran, Irak et Liban sont à exclure en raison de leur instabilité et des difficultés de communication avec la communauté internationale.

 

Israël aurait certainement du mal à accepter d'accueillir des Syriens vu les contentieux graves entre les 2 pays. Pour autant, la partie palestinienne pourrait constituer une petite zone d'accueil avec l'accord d'Israël. Israël y gagnerait une reconnaissance internationale.

 

La Turquie est l'espace le plus grand dans lequel pourraient se retrouver les réfugiés. Il y a bien sur la question kurde qui pourrait interférer, mais une reconnaissance et une aide internationales seraient les bienvenues dans ce pays qui se cherche.

 

Enfin la Jordanie accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés. Toute aide sera a bienvenue.

 

Trouver des volontaire pour cette solution pacifique ne serait évidemment pas facile mais il serait faux de dire que c'est impossible. Ces pays n'ont rien à gagner à une déstabilisation plus grave de la région. Nous pouvons même penser qu'ils n'ont le choix qu'entre un accueil organisé et aidé, ou un accueil chaotique.

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui...

 

 

 

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Published by Thomas PETIT - dans Actualité
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