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  • : Le blog de Thomas PETIT
  • : Recherche et partage d'alternatives à une société en panne d'imagination sociale. La théorie doit mener à une pratique positive.
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  • Thomas PETIT
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 00:12

La décroissance de la production ne signifie pas forcément décroissance ni de la valeur, ni du bien-être alors qu’elle signifie presque obligatoirement une amélioration de notre utilisation des ressources naturelles à long terme.


En effet, si l’idée est de diminuer le nombre d’objets produits mais d’en augmenter la qualité et la durée de vie, le stock disponible pourrait augmenter et donc améliorer le service rendu et donc à priori le bien-être.


Par ailleurs, en matière de bien-être, il est évident que si la possession d’un bien amène moins souvent des soucis de pannes, de réparation et de procédures d’achat inattendues, le bien-être évolue favorablement.


Pour autant, une critique peut être faite sur la nécessité de changer fréquemment un objet pour suivre les progrès techniques et diffuser les nouveautés qui sont supposées nous faciliter la vie.


De plus, il est évident que si la production est moindre, le prix d’achat devrait être supérieur, n’étant plus forcément accessible à une population importante, ou bien non concurrentiel par rapport à des produits dont le prix affiché est bien inférieur. Le consommateur a en effet une préférence évidente pour un prix certain que pour une durée de vie par nature incertaine.


Enfin, il est difficile de contrôler la réalité de la qualité et de la durée de vie à priori d’un produit.


Ces 3 critiques peuvent être dépassées si l’on conçoit un nouveau système de prix qui prenne en compte à la fois la durée de vie et la responsabilité des entreprises à garantir cette durée de vie.


L’idée est simplement de faire payer un prix d’achat sur la durée de vie annoncée du bien.

Ainsi, le prix serait divisé par sa durée de vie, payé mensuellement par exemple.


Le producteur d’un bien de qualité pourra alors afficher un prix comparable à celui d’un bien de mauvaise qualité car le prix mensuel sera le ratio entre le coût de production et le temps de vie estimé.


Bien sur, pour éviter aux producteurs d’afficher des durées de vie trop importante, et c’est là un point important du système, si le produit tombe en panne, le versement du prix s’arrête et ce qui restait à payer serait à la responsabilité du producteur.


En terme de choix de consommateur et de pouvoir d’achat, les prix seraient peu élevés et très contrôlés puisque le budget serait certain : si le bien tombe en panne, le versement s’arrête et un bien de même nature et de même valeur mensuelle pourrait être acquis sans plomber le budget.


Enfin, pour suivre la technologie, il est évident qu’un marché secondaire pourrait permettre mettre en vente un produit d’occasion mais forcément sur une durée de vie diminuée et donc avec un prix mensuel légèrement inférieur (la différence restant à la charge mensuelle de l’acheteur initial), tout en ayant la possibilité de passer à la nouvelle technologie.


La hiérarchie du marché qui permet ce turn-over serait donc toujours d’actualité. Simplement, il y aurait plus de biens sur ce marché secondaire que de biens mis à la poubelle.


L’effet de cette réforme des prix serait donc bien une décroissance de la production puisque l’intérêt du producteur comme du consommateur serait la durée de vie du bien.


Pour autant, le nombre de biens en circulation devrait augmenter vu que cette baisse de la production devrait être inférieure à l’augmentation de la durée de vie des biens produits.


Enfin, le budget des ménages comme des entreprises serait amélioré par un gain en certitude des sorties pour les ménages, des entrées pour les entreprises. De ce fait, cette décroissance de la production ne devrait pas pour autant être suivie d’une décroissance de la richesse.


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Published by Thomas PETIT - dans Economie
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