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  • : Le blog de Thomas PETIT
  • : Recherche et partage d'alternatives à une société en panne d'imagination sociale. La théorie doit mener à une pratique positive.
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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique. Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 15:17

Les nombreux commentaires ayant fait suite à l'article écrit hier pour proposer une alternative à une "solution" armée en Syrie (disponible ici) m'a permis de voir qu'il était nécessaire de compléter l'article sur quelques points.

Je vais donc essayer de répondre ici aux questions dont je remercie les auteurs qui se reconnaîtront.

 

Je rappelle rapidement la proposition qui consiste à organiser l'exfiltration des civils et l'organisation de lieux d'accueils temporaires dans des pays limitrophes volontaires et qui bénéficieront du soutien financier mondial.

Le financement est simplement un glissement de ce qui aurait été prévu pour une frappe militaire vers cette opération plus pacifique.

 

C'est une proposition pour protéger les civils mais quid de l'utilisation de gaz?

 

L'article avait d'abord pour objectif de se projeter dans le futur et de chercher à sauver ce qui peut l'être et dans les meilleures conditions possibles.

Pour autant, il serait incompris de laisser ces crimes impunis.

Là encore, la question est de savoir quel est l'objectif recherché.

Il ne s'agit pas là de préserver les populations directement mais en incitant à ne pas recommencer tout en tenant compte du passé.

Concernant Bachar El Assad, une frappe pourrait l'empêcher d'agir si nous pouvions détruire ses armes chimiques. Très difficile à envisager vu la taille des stocks selon les informations données par les médias.

On a vu que les solutions diplomatiques ont échoué.

Il me semble qu'il n'y a, là encore, pas de solution définitive.

Pour autant nous avons un moyen de faire en sorte que la décision de gazer sa population ne reste pas sans conséquence pour lui.

Il s'agit de la possibilité de le faire condamner pour crime contre l'humanité.

Ceci ne permettrait pas de préserver dans l'immédiat les populations puisque la peine ne pourra être appliquée que lorsqu'il sortirait du territoire. Mais le risque d'être coupé totalement du reste de la société et de ne plus pouvoir circuler librement dans le monde peut déjà le faire réfléchir.

De même, si l'usage de gaz contre sa propre population implique une condamnation internationale empêchant une liberté de circulation, les autres dictateurs devraient être plus hésitants.

 

Bref, l'émotion internationale doit aboutir et la Cour Pénale Internationale devrait être l'institution privilégiée pour traiter cette question.

 

Comment organiser l'exfiltration? Il s'agit de millions de personnes.

 

Déjà l'exfiltration se fait à partir des territoires en danger, pas dans les zones sous contrôle de l'une ou l'autre des parties. Ceci diminue le nombre de personnes à déplacer.

 

Le déplacement ne doit pas être brutal. Les personnes concernées doivent avoir la possibilité, le temps, d'emporter ce qui leur est le plus cher. Ils doivent aussi pouvoir emporter tout ce qui peut être utile dans leur exil temporaire afin de diminuer au maximum leurs difficultés dans les zones d'accueil.

 

Ensuite, soit il y a un accord avec les belligérants pour créer des corridors et pratiquer des cessez le feu pour évacuer la population, soit ils ne sont pas d'accord et dans ce cas il faut que des casques bleus créent et protègent ces corridors.

 

Par ailleurs, il suffirait parfois de fournir massivement des bus et des camions aux ONG pour que ces corridors puissent être créés.

 

Les pays limitrophes ne veulent pas accueillir ces réfugiés.

 

La Syrie est entourée de 6 pays sans compter Chypre qui ne pourrait accueillir de toute manière beaucoup de monde.

 

Iran, Irak et Liban sont à exclure en raison de leur instabilité et des difficultés de communication avec la communauté internationale.

 

Israël aurait certainement du mal à accepter d'accueillir des Syriens vu les contentieux graves entre les 2 pays. Pour autant, la partie palestinienne pourrait constituer une petite zone d'accueil avec l'accord d'Israël. Israël y gagnerait une reconnaissance internationale.

 

La Turquie est l'espace le plus grand dans lequel pourraient se retrouver les réfugiés. Il y a bien sur la question kurde qui pourrait interférer, mais une reconnaissance et une aide internationales seraient les bienvenues dans ce pays qui se cherche.

 

Enfin la Jordanie accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés. Toute aide sera a bienvenue.

 

Trouver des volontaire pour cette solution pacifique ne serait évidemment pas facile mais il serait faux de dire que c'est impossible. Ces pays n'ont rien à gagner à une déstabilisation plus grave de la région. Nous pouvons même penser qu'ils n'ont le choix qu'entre un accueil organisé et aidé, ou un accueil chaotique.

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui...

 

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:58

Georges TRON et François BAROIN inondent les ondes de chiffres mirobolants indiquant que le pouvoir d’achat dans la fonction publique n’a cessé d’augmenter et même plus vite que dans le privé.

Pourtant, le traitement de base n’a cessé de perdre du terrain, systématiquement moins augmenté que l’inflation (et même gelé en 2010 et 2011).

Les ministres rappellent que les mesures ponctuelles et catégorielles dont la garantie de pouvoir d’achat, le rachat de jours de CET, le paiement d’heures supplémentaires ou les mesures d’accompagnement des réformes (prime de fusion par exemple).

 

 

Qu’en est-il de la réalité ?

 

 

Le gouvernement ne prend qu’un seul chiffre de l’augmentation des salaires : le RMPP ou Revenu Moyen des Personnes en Place.

Ce chiffre correspond aux revenus de fonctionnaires qui étaient déjà rémunérés l’année précédente en tant que fonctionnaires.

Or cette rémunération évolue certes en fonction des mesures générales mais aussi et même surtout du fait d’évolutions individuelles dont le fameux GVT positif (Glissement Vieillesse Technicité) c’est-à-dire la montée dans les échelons voire dans les grades. Ainsi, le gouvernement estime qu’un cadre B réussissant le concours A permet de dire que le pouvoir d’achat des fonctionnaires augmente ! En gros, la technicité ne permet plus de monter l’échelle sociale mais juste de garder la tête hors de l’eau.

De même, l’INSEE indiquait dans une étude récente que ce chiffre ne prenait pas en compte le transfert de 40000 postes de cadres C vers la fonction publique territoriale. Il est évident que modifier la pyramide des compétences implique aussi une modification de la moyenne des rémunérations. Parler de gain de pouvoir d’achat quand il s’agit de rémunérer correctement la compétence est fallacieux. Dans le privé, cela reviendrait à dire que le pouvoir d’achat augmente parce que l’on a licencié 10 employés : forcément, vu qu’il y a plus de cadres en proportion, le salaire moyen a augmenté. Pour autant, le pouvoir d’achat n’a augmenté pour personne (et même diminué pour ceux qui ont été virés).


 

Mais le gouvernement pourrait n’avoir que ce chiffre me direz-vous.

Eh bien non !

Il existe une autre moyenne dite SMPT (Salaire Moyen Par Tête) dont la construction supprime les effets du GVT mais amplifie les effets de structure. L’INSEE indique que cet indicateur retraité montre une baisse presque constante du pouvoir d’achat.


 

Et désormais, il y a encore mieux : l’indice de traitement brut – grille indiciaire (ITB – GI). Il s’agit d’un indicateur en fonction de situations constantes. S’il ne permet pas de percevoir l’évolution individuelle et ponctuelle du pouvoir d’achat, il s’agit d’un véritable indicateur de la valorisation du travail dans la fonction publique.

Or le constat est ici flagrant : diminution constante sauf en 2009 (inflation très basse du fait de la crise).

Ainsi en 10 ans la valeur du travail dans la fonction publique a diminué de 7 % dans l’ensemble (7,94% pour les cadres A ; 6,74 pour les cadres B et 5,54 pour les cadres C).

Alors que les réformes ont imposé plus de technicité et des gains de productivité impossibles, alors que la politique du chiffre et de l’efficience augmentent le stress, alors que les missions augmentent en permanence avec moins de moyens pour les accomplir, les nouveaux arrivant auront donc 7% de pouvoir d’achat en moins que leurs aînés !!!


 

Nous avons ici la preuve que seule la montée de l’indice permet de valoriser correctement le travail dans la fonction publique.

A l’inverse du gel du point reconduit cette année, c’est un rattrapage qu’il faudrait organiser : sous-payer le travail n’est pas une solution valable à la dette de l’Etat !

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:16

Le 18 janvier, je diffusais un communiqué de l'UNSA Finances et Industrie dénonçant la proposition de loi de M. MANCEL visant à restreindre le statut de la Fonction Publique aux seules activités dites régaliennes.

 

Ayant lu le 17 janvier une dépêche de l'AFP relatant des propos de M. CHEREQUE, secrétaire général de la CFDT, ayant des similitudes avec le projet de loi de M. MANCEL, j'ai ajouté au communiqué UNSA une référence à la dépêche AFP en m'inquiétant de la position de la CFDT sur le sujet.

http://analyses-et-propositions.over-blog.com/article-projet-de-loi-ump-contre-le-statut-de-la-fonction-publique-65253359.html

 

Il semble que cet article ait porté vu que l'on peut désormais lire sur le site de la CFDT une réponse de M. CHEREQUE.

http://www.cfdt.fr/rewrite/article/31730/les-actualites/fonctions-publiques/-la-cfdt-est-profondement-attachee-au-statut-de-la-fonction-publique.htm?idRubrique=9611

 

Celui-ci se défend d'attaquer le statut de la Fonction Publique, en rappelle l'importance et indique son attachement aux services publics. Cette défense, bien que parfois confuse, est rassurante et l'on ne peut que se féliciter d'avoir contribué à une clarification de la CFDT en faveur du statut de la Fonction Publique, si important pour la démocratie française.

 

L'article est reproduit ci-dessous.

 

Petite remarque tout de même : je ne peux m'empêcher de reproduire aussi l'article complet de Libération qui avait fait l'objet de la Dépêche AFP. En effet, M. CHEREQUE qualifie de malhonnête le lien fait entre la proposition de loi MANCEL et ses déclarations.

Personnellement, je maintiens qu'il propose en creux de privatiser une partie de la Fonction Publique et considère que de nombreuses missions pourraient être pratiquées par des salariés non protégés par le statut de la Fonction Publique des pressions financières ou politiques. La "mise au point" me paraissait donc nécessaire et l'interprétation faite dans mon article précédent tout à fait honnête.

A vous de juger...

 

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La CFDT est profondément attachée au statut de la fonction publique

Dépêche publiée le mardi 1er février 2011

http://www.cfdt-finances.fr/La-CFDT-est-profondement-attachee.html

 

À l’occasion de l’opération “Un, deux, trois, Public !”, François Chérèque fait une mise au point sur la vision de la CFDT des services publics et le statut de la fonction publique.

 

Ta tribune parue dans Libération à propos de l’avenir des services publics fait couler beaucoup d’encre quant à notre vision des services publics.

Cette tribune, qui traitait effectivement de l’avenir des services publics, m’a amené à parler de la place, du rôle et de l’action de l’État vis-à-vis des services publics. C’est à ce titre que j’ai fait allusion au fonctionnement régalien de l’État, ce qui a entraîné certaines interprétations malhonnêtes sur la position de la CFDT concernant le statut de la fonction publique.

Justement, peux-tu préciser de nouveau la position cédétiste sur les services publics et le statut de la fonction publique ?

Il faut tout d’abord rappeler comment a été construit le statut de la fonction publique : avant 1985, seul le statut des fonctionnaires de l’État était clairement défini. Or la CFDT revendiquait depuis longtemps des statuts spécifiques pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. C’est pourquoi nous avons soutenu la création des Titres III et IV du statut de la fonction publique en 1986 pour prendre en compte ces spécificités.

Pourquoi une telle différenciation entre les trois fonctions publiques ?

D’une part, l’État assure des fonctions régaliennes définies dans tous les états démocratiques, notamment l’armée, la police ou la justice – sans oublier les fonctions de contrôle et de perception de l’impôt et d’autres, bien entendu, comme l’éducation. Pour la CFDT, il est impératif que ces missions restent de la responsabilité directe de l’État et soient donc assurées par des fonctionnaires, que leur statut doit protéger de l’arbitraire et de l’alternance politique.

D’autre part, l’État délègue à des collectivités ou des administrations territoriales une partie des fonctions qu’il n’assure pas directement et qui ont été définies par les différentes lois de décentralisation et hospitalières. C’est pour remplir ces missions spécifiques qu’ont été créées les fonctions publiques territoriales et hospitalières, avec des fonctionnaires bénéficiant de la même protection que les fonctionnaires de l’État, pour les mêmes raisons.

Je le répète, la CFDT est très attachée à cette structuration des fonctions publiques !

Mais au-delà, que penser des délégations de services publics ?

Pour certaines actions qui relèvent du service public, l’État délègue une partie de ses missions à des entreprises publiques tout en gardant une maîtrise totale. C’est le cas du service public postal. Mais il délègue également certaines missions de service public à des entreprises privées, tout en conservant un rôle d’orientation, de contrôle, voire de sanction. On peut citer l’exemple “ historique ” des centres de lutte contre le cancer, qui assurent une mission de service public dans le domaine sanitaire avec des salariés de droit privé.

En quoi ces rappels sont-ils importants aujourd’hui ?

Ces rappels historiques sont utiles dans l’optique de défendre le statut de la fonction publique – auquel, je le répète, la CFDT est profondément attachée. Pour le justifier face aux attaques nombreuses dont il est aujourd’hui la cible, il est impératif de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un avantage acquis, que certains souhaitent supprimer, mais bel et bien d’une protection indispensable permettant aux agents qui travaillent au nom de l’État pour le service de tous de mener à bien leurs missions.

Propos recueillis par Nicolas Ballot

 

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Article dans Libération du 17 janvier 2011

"Les services publics doivent être au service des publics"

Libération publie sous ce titre une tribune de François Chérèque, dans son édition du 17 janvier 2011.
Cette tribune prend place dans le cadre du Forum Libération, à Grenoble, où François Chérèque débattra, le 28 janvier, sur le thème "Réinventons les services publics".


A tendre l’oreille, on pourrait croire que les services publics sont une plaie pour la France : ils seraient à la fois beaucoup trop coûteux et vraiment inefficaces. Tenir un discours comme celui-là, c’est oublier qu’ils sont un facteur essentiel de démocratie et un pilier du pacte social. Ils produisent et garantissent des droits, permettent de lutter contre les exclusions et les inégalités sociales, culturelles ou territoriales.

La crise économique et la montée des inégalités ont rendu sa légitimité à la nécessité des services publics. Malheureusement, la réponse du gouvernement est la pire qui soit : c’est une erreur de poser les questions financières comme unique motivation (Révision générale des politiques publiques en tête) en ignorant la cohésion sociale que doivent garantir les missions de service public. Le court-termisme politique a eu la peau du temps long du pacte social.

S’il faut repenser des services publics pour une société du vingt-et-unième siècle, leur raison d’être doit rester intacte : assurer la cohésion économique, sociale et culturelle pour lutter contre les inégalités. Mais cela doit se faire aussi dans un cadre européen. A l’heure où on parle de mobilité géographique des salariés et de sécurisation de leurs parcours professionnels, l’Europe doit être en mesure d’avancer dans la construction d’un droit du travail européen, mais aussi de penser harmonisation et continuité des services publics de santé, des transports et de l’énergie. A ce titre, l’espace européen est le lieu pertinent pour débattre de l’évolution de la production énergétique, plutôt que de construire des services publics nationaux concurrentiels, comme si le réchauffement climatique s’arrêtait aux frontières !

On doit débattre des objectifs des services publics car en matière de santé, de transports ou de communication, les besoins fondamentaux d’hier ne sont plus forcément ceux d’aujourd’hui. Notre société connaît des mutations d’envergure en matière économique, politique, technologique, environnementale et démographique. Le monde change, les aspirations et les attentes des individus évoluent. Services publics et conservatisme ne font pas bon ménage. Il faut prendre en compte ces évolutions pour rester au service des publics.

Un bon exemple : l’accès à Internet haut débit. L’Etat doit désormais garantir que chacun, où qu’il vive, puisse y avoir accès. Ce qui vaut pour les moyens de télécommunication vaut aussi pour l’avenir de l’éducation et de la santé. C’est l’enjeu du progrès des technologies et de l’aménagement du territoire qui est soulevé.

Le débat doit aussi porter sur la nature de ces services : il y a des fonctions régaliennes à maintenir sous l’autorité directe de l’Etat (parmi elles, le triptyque police-armée-justice) qui doivent être assurées par des fonctionnaires avec des obligations d’impartialité, de continuité, d’égalité de traitement, qui justifient les garanties protectrices de leur statut. Ces obligations ne peuvent pas se permettre de varier selon les changements politiques

Pour l’ensemble des autres missions, qu’elles soient conduites par le public ou par des opérateurs privés, l’Etat doit assurer contrôle, évaluation et péréquation afin de garantir la cohésion, la solidarité et l’objectif de réduire les déséquilibres territoriaux et sociaux.

Une mission de service public ne se résume pas à la forme juridique de l’entreprise ou au statut du personnel. Un salarié du privé qui assure une mission de service public n’est pas moins républicain qu’un fonctionnaire qui effectue la même tâche.

Dans tous les cas, toute réforme du service public doit viser à assurer sa pérennité, sa qualité et sa démocratisation. La question européenne est au cœur des réponses à apporter. Il est grand temps de la poser.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 15:35

Le FMI et l'UE vont enfin "aider" la Grèce à sortir de la prédation des spéculateurs et surtout du risque de faillite.


Vous remarquerez que :

- aider est entre guillemets,

- il s'agit SURTOUT de sortir du risque de faillite.


Pourquoi ces précisions?


Depuis quand aide-t-on un ami en lui faisant payer un intérêt? Depuis quand aide-t-on un ami en l'obligeant à des sacrifices aussi lourds?

Il est inquiétant de voir à quel point la logique libérale sort encore vainqueur d'une crise qu'elle a encore créé.

En effet, la crise grecque vient d'une conjonction de 3 phénomènes :

- une politique de crédits plutôt que d'augmentation des pouvoirs d'achat (gouvernement de droite précédent)

- une politique favorisant la fraude interne et externe plutôt que le contrôle des impôts et la transparence des comptes

- la détention des emprunts d'Etat par des privés et leur réaction à des agences de notations auto-proclamées

Et les solutions préconisées :

- sacrifice des retraités

- sacrifice des salariés

- sacrifice de la puissance d'Etat

Encore une fois, la crise est créée par la spéculation, la prédation du capital sur les salaires, le manque de contrôle de l'Etat sur son économie; encore une fois ceux qui gagnent sont les spéculateurs, le capital, les fraudeurs à l'impôt et au droit du travail; tandis que ceux qui perdent sont ceux qui servent l'Etat (fonctionnaires), ceux qui travaillent et seront encore plus exploités.


Le FMI et l'UE ont-ils stoppé la prédation des spéculateurs? Non, au contraire.

En effet, l'aide apportée va permettre à la Grèce ne pas faire faillite. Mais au lieu d'aider la population directement pour qu'elle ne subisse pas la faillite, au lieu de soutenir l'économie grecque pour que le rééchelonnement de la dette n'empêche pas la production et la consommation intérieure, ces institutions internationales vont permettre aux spéculateurs de récupérer leur mise tout en le faisant payer aux grecs.

Un rééchelonnement aurait été grave pour la population, c'est vrai. Mais ça aurait été aussi une leçon pour ceux qui ont parié excessivement sur la dette grecque, empruntant à 1% à la BCE et prêtant jusqu'à 10% à la Grèce. Il s'agit d'usure, de vol des banques et institutions financières vis-à-vis de 11 millions d'hommes et de femmes. Mettre en difficulté ces prédateurs aurait aussi aidé le Portugal, l'Espagne, et toute l'UE.

Malheureusement, Mme MERKEL n'a voulu aider la Grèce que lorsque les banques étaient en difficulté. Que 11 millions de grecs soient attaqués honteusement par Goldman SCHS ne lui importait que peu. Mais alors quand les banques (dont les banques allemandes) risquent la faillite, là ça devient grave...

Donc, l'aide n'est pas faite pour arrêter la spéculation mais va au contraire confirmer les bénéfices des spéculateurs.

 

Que tirer de cette histoire?

Déjà nous pouvons prévoir des attaques certes amoindries mais réelles et juteuses pour les spéculateurs contre le Portugal d'abord puis les autres. Le FMI et l'UE n'ont donc pas arrêté la chute des dominos.

Ensuite, nous voyons que la zone Euro ne s'est pas encore dotée d'une volonté politique de coopération économique dans la zone. Il est évident que ça ne peut que fragiliser cette monnaie.

 

Que peut-on faire?

 

Tout d'abord, voter et faire voter à gauche, les gouvernements de droite et le capitalisme ayant montré leur incapacité à gérer correctement les économies et les Etats. Il faut ici rappeler que la puissance d'une économie s'est, de tout temps, mesurée aux ressources que l'on a pu dégager pour la communauté, la nation, l'Etat. Les économies capitalistes réduisent les Etats au profit de capitaux privés ce qui est évidemment une preuve de l'inefficacité de ce modèle économique.

 

Ensuite, tant que la droite, et/ou les allemands par culture historique, empêcheront l'utilisation de la BCE au profit des Etats et des populations de sa zone, les Etats voire les citoyens devront reprendre en main la création monétaire en créant une banque commerciale détenue par les Etats ou les citoyens.

C'est pour cela que l'idée décrite dans l'article Citoyens d’Europe sauvons nos frères Grecs !  est encore d'actualité. Elle reste applicable en Grèce pour le redressement de l'économie et pourrait être envisagée pour les autres pays d'Europe.

L'idéal serait que les Etats se dotent d'une banque commerciale d'Etat avec pour fonds propres l'immobilier d'Etat mais en attendant, nous devons chercher à nous mobiliser spontanément.

 

Nous ne devrons pas oublier cette crise et nous devons nous apprêter aux crises qui suivront. Nous n'avions pas les instruments permettant de combattre la spéculation. Il faut désormais s'armer contre ces prédateurs !

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 12:15

Il s'agit ici de diffuser l'article d'Olivier MAYER de l'Humanité qui montre bien que les argument voulant montrer les fonctionnaires comme des nantis au niveau des retraites sont tout à fait fallacieux. Ceux qui les diffusent montrent soit une incompétence, soit une volonté de nuire aux fonctionnaires et par extension aux salariés du privé.

 

"

L'Huma Politique / Social - Économie - Article paru le 27 avril 2010

événement

Vérités sur la retraite des fonctionnaires

Refusant d’augmenter les financements des retraites, le gouvernement aimerait économiser sur le régime des fonctionnaires en l’alignant sur le privé. Il peine à les faire passer pour des privilégiés.

Sans encore rien dévoiler de leurs intentions, Éric Woerth, ministre du Travail, et Georges Tron, secrétaire d’État à la Fonction publique, terminaient, hier, leur « consultation » des syndicats de fonctionnaires. « Je ne serai pas le président qui fait la réforme des retraites pour le privé et pas pour le public », avait affirmé Nicolas Sarkozy à Laon, dans l’Aisne, début mars, ouvrant la voie à un alignement du régime de retraite de la fonction publique sur le régime général. Il semble pourtant qu’après les roulements d’épaule de matamore, le gouvernement soit contraint à un peu plus de réalisme. Sans doute n’a-t-il pas totalement abandonné son projet. Mais des obstacles à un alignement ou à une convergence des régimes semblent très difficilement surmontables. À commencer par l’opposition frontale de l’ensemble des syndicats à toute régression du régime et à une réforme du mode de calcul des pensions. Pour Élisabeth David, responsable de l’Unsa fonction publique, remettre en cause le mode de calcul des fonctionnaires est « inconcevable ». Pour Bernadette Groison, de la FSU, « la question ne se discuterait même pas ». « Modifier le paramètre des “six mois” de cotisation n’a aucun sens si cela conduit à réduire le niveau de retraite de la plupart des fonctionnaires », assure Jean-Louis Malys, le Monsieur retraite de la CFDT. « Ce que nous voulons, affirme de son côté Bernard Thibault, pour la CGT, c’est parvenir à des niveaux de retraites comparables quels que soient les modes de calcul qu’on utilise dans l’un ou l’autre des régimes. » Beaucoup dépendra donc de la mobilisation des salariés et le 1er Mai devrait être un test à cet égard. Éric Woerth affirme qu’il examinera la question dans « un souci d’équité ». Alors quelles différences, loin des caricatures, entre les régimes de retraite de la fonction publique et du privé  ? Ces différences font-elles des fonctionnaires d’indécents privilégiés  ? Et quelles seraient les conséquences d’un alignement du régime du public sur celui du privé  ?

Olivier Mayer

1. Vingt-cinq meilleures années dans le privé, six derniers mois pour le public

Pour le calcul du montant de la pension, les vingtcinq meilleures années de salaire servent de référence pour les salariés du privé. Dans le public, ce sont les six derniers mois de salaire. Une réforme « équitable » devrait-elle viser à aligner le calcul du montant des retraites sur le privé ?

Une réponse simpliste oublie que ce sont les réformes Balladur et Fillon qui ont creusé les inégalités entre les différents régimes. Avant la réforme Balladur, les retraites dans le régime général étaient calculées sur le salaire des dix meilleures années. La réforme Fillon de 2003 a introduit, pour le privé comme pour le public, le système de décote en cas de carrière incomplète. Les régimes aux règles différentes assuraient avant ces réformes aux salariés du public et du privé des droits très comparables. Pour une carrière complète, le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le montant de la pension et celui du dernier salaire, était en moyenne de 84 % pour les salariés du privé et de 77 % pour les fonctionnaires. Les réformes Balladur et Fillon ont bousculé ces équilibres en tirant les droits et le montant des pensions, plus particulièrement ceux du privé, vers le bas.

Il faut, de plus, tenir compte des différences qui existent dans le déroulement des carrières. Dans le privé, ce ne sont pas toujours les dernières années qui sont les plus favorables aux salariés, contrairement au public. Les carrières dans le public sont souvent marquées par de longues périodes de stagnation. Les changements se font sur la base de réussite au concours.

Enfin, il faut prendre en considération que, pour le calcul du montant des pensions de fonctionnaires, les primes ne sont pas prises en compte. Directeur des services des retraites de l’État, Jean-Yves Raude expliquait en mars dernier devant la Commission des affaires sociales du Sénat que « la part des primes dans la rémunération des fonctionnaires est aujourd’hui connue de manière assez précise et atteint 23 % en moyenne ». Les écarts sont importants car ces primes représentent 7 % en moyenne chez les enseignants et 40 % ou plus pour les cadres de certains ministères. Pour aligner le régime public sur le privé, il faudrait intégrer les primes dans le calcul des retraites.

2. Un taux de liquidation de 50 % dans le privé et de 75 % dans le public

Les tenants de l’alignement des retraites du public sur celles du privé arguent que le taux de liquidation pour une carrière complète de fonctionnaire est de 75 %. Cela veut dire que le montant de la pension est égal à 75 % du montant de la moyenne des salaires des six derniers mois. Ce taux est de 50 % pour la retraite de base dans le privé. Mais avancer simplement ces deux taux, c’est oublier que les salariés du privé bénéficient, en plus de leur retraite de base, d’une retraite complémentaire (l’Arrco et l’Agirc), dont ne bénéficient pas les fonctionnaires. On voit bien qu’on compare là deux éléments très différents.

3. La vérité sur le montant des retraites

Selon l’Insee, en 2004, le montant moyen des pensions de retraite s’élevait en France à 1 288 euros mensuels. Il était de 1 065 euros pour les salariés du privé. Pour l’ensemble des fonctionnaires, il représentait 1 689 euros. Encore faut-il préciser que ce montant était de 1 210 euros pour la fonction publique territoriale et hospitalière. Pour la fonction publique d’État, le montant était de 1 748 euros. Plus que les avantages du régime de retraite des fonctionnaires, cette inégalité s’explique par les différences de qualification : plus de 50 % des fonctionnaires d’État sont des cadres (parmi eux les 800 000 enseignants), tandis que dans le privé, les cadres représentent 16 % des salariés. L’Insee a simulé ce qu’aurait été le montant des pensions des fonctionnaires liquidant leur pension entre 2003 et 2013 si on leur avait appliqué les règles de calcul des retraites du secteur privé. Selon les hypothèses techniques retenues pour cet exercice, le changement de règle conduirait à diminuer la retraite de l’ordre de 10 % ou 20 % en moyenne. Celle-ci augmenterait néanmoins pour 12 % à 25 % des fonctionnaires, ceux qui ont un taux élevé de primes. Aligner le public sur le privé, c’est baisser les pensions de la majorité des fonctionnaires.

4. La vérité sur le taux de remplacement

L’étude des taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le montant de la première pension de retraite touchée et le montant du dernier salaire perçu, ne suffit pas à comparer les mérites des régimes de retraite entre le privé et le public. Ils sont cependant un élément à prendre en considération parmi d’autres. Selon l’OFCE (voir tableau), le taux de remplacement pour un salarié non cadre du secteur privé est de 75,5 %. Il est de 60,3 % pour un cadre du privé. Dans le public, il est de 83,3 % pour un fonctionnaire sans prime, de 68,9 % pour un fonctionnaire avec 20 % de prime (la moyenne dans la fonction publique est de 23 % de prime) et de 58,8 % si les primes représentent 40 % du salaire. Pour Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, « au final, les taux de remplacement, c’est-à-dire les niveaux des pensions en pourcentage du dernier salaire, ne sont pas très différents, à niveau de revenus comparables. Dans les deux cas, le taux de remplacement est élevé pour les bas salaires et moins important pour les hauts revenus ». « Un fonctionnaire né en 1948, dont la prime représente 40 % du salaire, touchera une pension équivalente à environ 59 % de son dernier traitement, explique-t-il dans les Échos. Un cadre du privé né la même année, qui termine sa carrière à deux fois le plafond de la Sécurité sociale (5 800 euros par mois), touchera 60 %. »

5. La vérité sur la cotisation salariée et la contribution employeur

Alors que les employés du privé reversent 10,55 % de leur salaire brut au régime des retraites, le taux de cotisation des fonctionnaires n’est que de 7,85 %.

On avance surtout que l’État employeur cotise à hauteur de 55,7 %, alors que le taux est de 15,6 % pour l’employeur privé. On compare, là encore, des choses différentes. Le taux de cotisation de l’État employeur correspond en fait à une contribution d’équilibre, alors que l’équilibre n’est pas assuré pour les autres régimes. « Une comparaison directe des taux de cotisation n’est pas pertinente, explique le rapport du COR. Elle l’est d’autant moins que le périmètre des charges financées par les cotisations diffère selon les régimes. Par exemple, contrairement aux régimes de retraite du secteur privé, les régimes de la fonction publique couvrent le risque d’invalidité avant l’âge de soixante ans. » De plus, dans la plupart des régimes du privé, les charges de retraite sont financées en partie par des recettes complémentaires telles que les apports du fonds de solidarité vieillesse. Selon le COR, en corrigeant ces différences, « des écarts entre les taux de cotisation des différents régimes subsistent, mais les taux se rapprochent : environ 30 % pour les régimes des salariés du privé, 46 % pour celui des fonctionnaires d’État (sous la contrainte d’équilibre du régime) et 25 % pour la fonction publique territoriale et hospitalière »

6. Durée de cotisation, âge de départ et pénibilité

La réforme Fillon a aligné la durée de cotisation et l’âge de départ à la retraite dans les régimes du public et du privé. Reste des différences. Elles concernent d’abord le droit à la retraite pour pénibilité. Dans le public, pour les fonctionnaires en « service actif » qui exercent des emplois présentant des « risques particuliers » ou des « fatigues exceptionnelles », l’ouverture des droits se fait à cinquante-cinq ans. Pour certains corps de métier, les fonctionnaires « en service actif » bénéficient d’un droit à la retraite à partir de cinquante ans. C’est le cas des policiers, des surveillants pénitentiaires… Aucun dispositif de ce type n’existe dans le privé. « Quand vous soulevez 10 kilos de ciment, est-ce que ça pèse plus lourd quand on est dans le public ou quand on est dans le privé ? » demande Éric Woerth. Les syndicats seraient d’accord qui demandent, dans le privé, un droit au départ anticipé pour les salariés ayant exercé des métiers pénibles. En la matière, il faudrait plutôt aligner le privé sur le public.

OLIVIER MAYER"

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 15:58

Depuis ce 27 avril, qui pourrait être la date retenue pour le début d'une crise majeure, plusieurs articles montrent que la crise grecque est d'abord une crise de gestion de la zone euro par ses membres et en particulier par l'Allemagne donneuse de leçon au départ, bientôt arroseur arrosé par sa faute.


Nous trouvons ainsi un Jean QUATREMER qui explique que la BCE est acculée et devrait faire tomber ses dogmes pour survivre.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/04/les-agences-de-notation-menacent-lind%C3%A9pendance-de-la-bce.html?xtor=EPR-450206


De même, Martine ORANGE, sur Mediapart, explique comment la chute de la Grèce pourrait faire tomber l'Europe entière (http://www.mediapart.fr/journal/economie/280410/europe-la-machine-infernale-est-lancee).


Libération explique ensuite comment Herman VAN ROMPUY, président du Conseil Européen fantoche, réapparaît pour essayer de rassurer... les marchés ! http://www.liberation.fr/monde/0101632526-pour-l-ue-il-n-est-pas-question-de-restructurer-la-dette-de-la-grece?xtor=EPR-450206


Parce que le problème pour tous ces gens n'est pas de sauver la Grèce et en particulier la Grèce : le problème pour eux est de sauver les spéculateurs et banques qui se retrouvent pris dans l'engrenage qu'ils ont enclenché eux-même.

http://www.liberation.fr/economie/0101632403-la-grece-et-le-portugal-affole-les-marches?xtor=EPR-450206


Ainsi, ceux qui critiquaient les PIGS comprennent que finalement, la ferme en a bien besoin et que l'on doit respecter les cochons autant que les ânes...



Alors la crise va peut-être s'éteindre, comme le dit Jean QUATERMER, avec le réveil de la BCE. Mais qu'aura-t-on vu dans cette période : les gouvernements ne se sont encore inquiétés que des intérêts des pyromanes au lieu de s'inquiéter des populations ! Or la monnaie d'un pays tient d'abord sur les capacités économiques de sa population. En mettant en péril la confiance de la population dans son avenir, ils mettent gravement en danger l'ensemble de la société européenne.

Mais plus encore, ils portent une lourde responsabilité car ils ont créé les conditions d'une misère insoutenable et l'ont même soutenu : ce ne sont pas les fonctionnaires grecs qui devraient être mis au pilori mais les conseillers économiques et les gouvernements précédents qui ont parié et profité sur la Grèce !

 

C'est donc une crise grave et profonde parce qu'elle n'est pas qu'économique et qu'une fois les marchés rétablis, c'est à nouveau la confiance dans les élites et notamment les politiques qui se trouvera détériorée. Comment ne pas mettre cela en parallèle avec l'abstention? Comment ne pas le rapprocher avec la montée des populistes qui disent à une population abandonnée que eux sauront s'occuper de leurs problèmes?

 

Cette crise doit aboutir à un véritable sursaut des politiques : ils doivent prendre conscience de la gravité de leurs actes et des conséquences rapides sur les démocraties européennes.

Il est encore temps d'avoir un volontarisme positif, un volontarisme d'investissement dans les peuples plutôt que dans les marchés, dans les patrimoines.

Pour cela, il faudrait arrêter de faire peur et de faire porter la charge sur les travailleurs, les classes moyennes et pauvres. Il faut arrêter d'attaquer le patrimoine de ceux qui n'en ont pas c'est à dire les retraites, les remboursement de santé, les services publics.

Il faut au contraire réinvestir, casser les niches et mesures qui diminuent la contribution à la nation de ceux qui en ont les moyens.

Il faut aussi reprendre la main sur les ressources dont la monnaie n'est pas des moindres.

 

Il y a des leviers, il faut actionner les bons !

 

Le PS porte d'ores et déjà un espoir énorme. Le programme proposé est déjà une révolution, certes insuffisante au regard des enjeux écologiques, mais cela reste une révolution à suivre et à soutenir dans le cadre des conventions qui arrivent et dans les élections qui suivront.

Mais il sera peut être déjà trop tard et c'est pour cela que sans attendre le réveil de la BCE ou un changement d'idéologie politique au pouvoir, j'ai proposé une initiative citoyenne ( Citoyens d’Europe sauvons nos frères Grecs ! ) pour se porter au secours de la Grèce.

C'est aussi pour cela qu'il faudra massivement manifesteer le 1er mai et soutenir les syndicats dans le combat que l'on va mener en opposition à une contre-réforme sur les retraites.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 23:53

Il est écœurant de voir en ce moment des rapaces spéculer sur un pays c'est-à-dire sur la vie de plus de11 millions d’hommes et de femmes.

Ce qui est tout aussi écœurant, c’est de voir nos élus tergiverser sur un soutien inconditionnel à la Grèce pour des raisons aussi futiles que la fourmi qui laisse périr la cigale alors qu’elle a profité de ses chants tout l’été.

Devant tant d’agressivité et de manque de soutien de ses partenaires, comment la Grèce ne pourrait-elle pas s’enfoncer ? Elle a été aidée dans ses cachotteries sur ses comptes pendant des années par les mêmes spéculateurs et élus « partenaires ». Il faut dire que la croissance de la dette grecque alimentait déjà ces spéculateurs et voisins. Mais tout à coup, tout se retourne et la faute incomberait non seulement à la Grèce, mais pire : à ses habitants !

Au nom de quelle morale peut-on laisser ainsi une population qui a été trompée se trouver dans une situation de risque de faillite totale ?

 

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, il m’est venu à l’idée que l’on devait prendre les choses en main pour stopper la spéculation et soutenir la Grèce : il faut redonner confiance dans cet état et avec lui dans la coopération européenne.

Pour cela, vu que les États ne peuvent emprunter directement à la BCE, ma première idée aurait été qu’ils créent chacun une banque commerciale nationale ayant pour fonds propres les immobilisations de l’État et pour statut de prêter à des institutions pour un bénéfice nul (intérêt de remboursement à la banque centrale plus coût de fonctionnement).

Mais vu la mauvaise volonté de nos gouvernements à aider la Grèce, il faut passer à une deuxième étape : la création d’une banque citoyenne européenne !

Celle-ci aurait pour objectif de prêter avec des échéances très étendues. La Grèce ne rembourserait ainsi que des intérêts très faibles de l’ordre de 2 à 3% (toujours sur la base du remboursement à la banque centrale,  d’une faible rémunération des obligations, disons 1%, et des coûts de fonctionnement). De plus, l’échéancier serait étendu avec notamment un premier remboursement du capital prêté qu’après 5 ans par exemple. Entre temps, seuls les intérêts seraient remboursés, laissant le temps à la Grèce de se retourner.

Les fonds propres de cette banque seraient alimentés par 3 voies.

La première serait une contribution citoyenne volontaire. Il s’agirait de vendre à un maximum de citoyens des obligations rémunérées à 1% remboursables dans les termes de l’échéancier grec. Il est évident que ce placement serait un placement de coopération européenne avec un aspect quasi-caritatif, incitant l’aide plutôt que la rapacité.

La seconde serait une contribution d’institutions (états, associations caritatives, …) sur les mêmes bases que pour les citoyens (rémunération à 1% et échéancier étendu). Le gain indirect serait la diminution du risque pour ces associations et états de devoir intervenir plus tard pour la Grèce…

La troisième serait des emprunts auprès de la banque centrale voire du FMI. Il faudrait négocier un échéancier particulier correspondant aux conditions du prêt à la Grèce.

 

Il s’agit d’une logique d’investissement proche de ce que l’actionnariat devrait apporter aux entreprises.

Il s’agit de soutenir avec un risque réel et connu de faillite mais aussi avec la volonté de coopération et de soutien pour rétablir la confiance.

 

Ces prêts auraient le double-impact de réduire le coût du refinancement de la dette grecque pouvant permettre un rétablissement financier de ce pays.

De plus, en offrant un prêt sans couverture CDS avec des taux ne tenant pas compte des risques et du marché, ce même marché serait incité à baisser ses prix pour s’aligner sur ceux pratiqués par cette banque solidaire.

 

Le but atteint, cette banque serait amenée à disparaître dès lors que tous les prêts auraient été remboursés.

 

La difficulté tient dans la création du dispositif et dans sa gestion.

Pour sa création, il fut que ce soit effectif très rapidement (1 ou 2 mois) vu l’urgence de la situation. Si une base existante avec des réseaux et des personnels formés pouvait être utilisée, ce serait l’idéal. D’ailleurs, il faudra prévoir les questions juridiques du statut permettant la création de cette banque. Dans tous les cas, il faudra s’appuyer sur l’aide de spécialistes de la finance et de l’économie solidaire pour monter le dispositif.

Pour la gestion, il y aura forcément des personnels à rémunérer, même si le bénévolat pourra être largement utilisé notamment pour la collecte et/ou la diffusion de l’information, comme le font les restau du cœur. Il y aura aussi nécessairement du matériel pour garantir la collecte et le transport des fonds même si les fonds virtuels (paiements par carte = livres de comptes et donc pas de transport de fonds…) devront être privilégiés. Une puissante logistique informatique et comptable devront être mis en place.

Toujours pour la gestion, la banque devant disparaître, le sort des personnels devra être particulièrement bien étudié.

 

Voilà comment je propose d’aider la Grèce. Nous nous trouvons désespérément incapables d’intervenir en regardant les infos. Cette banque proposera une solution pratique et concrète pour y remédier.

 

Merci de transmettre autour de vous l’idée et demandez à tous les experts, présidents d’associations, etc… qui pourraient être intéressés de me contacter afin que l’on puisse passer de l’idée à sa réalisation !

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:29

Alain MINC, voulant défendre son nouvel ami, Eric BESSON, avait préparé un texte pour répondre à Stéphane GUILLON lors de son passage sur France Inter.

Mais pas de chance, Stéphane GUILLON avait mieux à faire et comme il l'a dit dans sa chronique suivante, il ne chronique que sur les personnages politiques importants : les monarques, ministres, mais pas les valets.


Poussé par ses amis, Alain MINC a finalement édité sur son blog le texte qu'il n'avait pas lu, du coup, sur France Inter :


"Qui imaginerait que l'homme le plus puissant de France se cache derrière des yeux globuleux vidés par la bêtise ou, qui sait, par la cocaïne ? Qui penserait que le VRP multicarte, le paladin vengeur de France Inter se mue en routier bourgeois sur Canal + ? Qui devinerait que le pourfendeur de silhouettes - "petit pot à tabac" et "yeux de fouine" - pourrait être, hommage du vice à la vertu, si répulsif ? Qui croirait que la nouvelle affaire Dreyfus concernerait un humoriste sans culture, un penseur sans tête, un histrion sans talent ? Voilà. Afin que Stéphane Guillon découvre à son tour les charmes de la chasse au faciès."


Stéphane GUILLON a eu son droit de réponse dans l'Express et il ne manque ni d'esprit, ni d'humour comme on pouvait s'y attendre :


"J'ai été très impressionné par les débuts d'humoriste d'Alain Minc. Je savais que le garçon jouissait d'une puissance comique indéniable: quarante ans après son passage à Sciences po, son nom fait encore rire les élèves. Cela dit, son billet comporte quelques maladresses. Voici donc deux, trois conseils... En toute amitié, je le fais avec le regard du "vieil amuseur", touché et attendri par les balbutiements d'une jeune pousse.


Début du portrait : très bien. Me qualifier d'homme le plus puissant de France, c'est flatteur, très légèrement outrancier, mais l'outrance est une ficelle de l'humour, on grossit le trait pour déclencher le rire. Très bien ! Deuxième ligne : attention, première erreur ! M. Minc parle de mes yeux "vidés par la bêtise ou, qui sait, par la cocaïne". Insinuer que je puisse prendre de la cocaïne est diffamatoire. Si M. Minc souhaite s'inscrire durablement dans une carrière d'humoriste, il ne faut surtout pas qu'il commette ce genre de bévues. Avec plusieurs milliers de textes à mon actif, je n'ai jamais été attaqué pour diffamation, insulte ou atteinte à la vie privée.

Le reste du portrait d'Alain Minc est pas mal. Attaques un peu classiques déjà utilisées par d'autres, il faut trouver son propre style, c'est là où Alain fera la différence. La grosse déception du papier étant la conclusion : "Guillon découvre à son tour les charmes de la chasse au faciès." Là aussi, erreur de débutant : à aucun moment Alain Minc ne m'attaque sur mon physique, il nous fait saliver pour rien.

Comme aurait dit Edmond Rostand (grand spécialiste de l'attaque au faciès, tirade du nez) : "Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme..." Stéphane Guillon est légèrement voûté, sans doute le poids de sa méchanceté. Ses yeux tristes tombent, tel un Droopy mal embouché (pas des yeux de fouine, non, des yeux en couilles de loup). Des genoux cagneux, des poils dans les oreilles, c'est très antisexe - il tient ça de son père. Et des omoplates de lapin : sa grand-mère s'en moquait. Mais le pire, c'est sa tête : grosse, très grosse par rapport à son corps... Sans doute le résultat de la haute estime dans laquelle il se tient ! "Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit si vous aviez un peu de lettres et d'esprit. Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !"

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:42

 

 

Union Nationale des Syndicats Autonomes

UNSA- Finances et Industrie

2 rue Neuve Saint- Pierre 75181 Paris Cedex 04

E-mail : federation-unsa@syndicats.finances.gouv.fr

INPI : la fin d’un service public ?

 

L’institut National de la Propriété Industrielle (INPI) est un établissement public, créé par la loi, en charge de la protection de l’innovation.

De par ses missions, l’INPI enregistre les titres de propriété industrielle, brevets, marques, dessins et modèles, déposés en régions ou en son siège, dont la délocalisation est envisagée de Paris à Courbevoie.

 

La direction de cet établissement a décidé unilatéralement de supprimer la réception de formalités papier dans toutes ses implantations provinciales, y compris la transmission de tout courrier de déposant vers le siège de l’INPI.

Cette inégalité de traitement sur le territoire national sera de plus accentuée par le fait que la même direction envisage à court terme de n'accepter plus que les dépôts de pièces par voie dématérialisée.

Les particuliers, les créateurs d’entreprise ou de commerce, n’auront pas d’autre choix, à l’avenir, que de s’adresser à des professionnels habilités pour  protéger leurs innovations, notamment en matière de brevets d’invention. Il est évident que ce passage au privé ne sera pas gratuit...

 

L’intersyndicale INPI condamne la démission de service public imposée par sa direction et le transfert du siège de son établissement en banlieue parisienne, en termes de conséquences pour l’accueil du public, d’externalisation d’activités et de réduction d’effectifs.

 

L’UNSA INPI n’est pas défavorable à une modernisation de l’institut mais pas en sacrifiant l’intérêt public pour des économies à courte vue.

D’autres choix existent !

La fédération UNSA Finances et Industrie soutient pleinement les personnels de l’INPI dans leur volonté de voir un vrai dialogue social s’installer au sein de ces institutions.

La désinvolture des dirigeants de l’INPI vis-à-vis des personnels est inacceptable.

La fédération UNSA Finances et Industrie demande instamment à Mme LAGARDE, ministre de tutelle, d’intervenir.

Syndicat  UNSA INPI

Contacts : M. BERNOS Bruno T° 01 53 04 52 08 Mme PAGES Michelle T° 01 53 04 55 88 ; E-mail : unsa@inpi.fr

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 15:59
Après son rapport sur la croissance, on pouvait avoir des doutes sur les capacités d'analyse d'ATTALI qui avaient pourtant fait son succès dans les années MITTERRAND.
Vous pourez lire sur son blog (http://blogs.lexpress.fr/cgi-bin/mt-tb.cgi/19593) que l'on peut être en partie rassurez !
En effet, il n'a pas pris l'air benet de la plupart des journalistes qui, pris dans l'euphorie OBAMA et la communication frelatée de SARKOZY, ont oublié de critiquer même positivement ce qui leur était servi sur un plateau.
En effet, le G20 n'accouche pas s'une souris mais d'un monstre.
Au lieu de redonner le pouvoir aux Etats pour réguler l'économie, il s'agit ici de donner un chèque en blanc aux marchés. La hausse boursière d'hier est d'ailleurs totalement normale : ils ont raison de faire la fête.
L'économie semble pouvoir s'écrouler, seuls les marchés seront sauvés ! Les emplois peuvent disparaître, personne ne les garantira. Les salaires peuvent baisser, circulez y a rien à voir. Mais les actions baissent, horreur et malheur, branle-bas de combat, mobilisation des travailleurs et des salaires pour financer la relance ... des marchés.
Parce qu'il ne s'agit que de ça : garantir l'avenir des secteurs à risque, qui deviennent, de fait, les secteurs les moins risqués. Les fonctionnaires ont une garantie de l'emploi mais des salaires fixes et pas élevés. Mais les financiers auront bonus, parachutes dorés, stock-options, et tout ça garanti par les contribuables.

ATTALI le montre en 4 points mais a 2 défauts :
- il continue d'admirer SARKOZY et le justifie au début en reprenant les déclarations sans transmettre ce qu'il devrait lire entre les lignes. Notre président a effectivement obtenu ce qu'il voulait réellement : que ses amis restent protégés d'une quelconque intervention des états dans leurs activités. N'a-t-il pas fait campagne en encensant ses amis partis en Suisse? Pourquoi combattrait-il donc les paradis fiscaux quand il voudrait reproduire leur modèle en France? Il n'a donc pas eu besoin de beaucoup d'effort, juste d'un gros culot dans sa communication pour faire croire à son volontarisme comme il avait fait croire aux salariés de Gandrange qu'il les protégerait.
- il critique mais ne propose rien. Et là, vous pourrez lire dans ce blog d'autres articles où j'explique quelques solutions simples mais dont ils ne veulent pas entendre.

Ces solutions sont cohérentes, globalisantes, et demandent de changer de système.

La pression doit être inversée : les finances doivent être gouvernées par des citoyens plutôt qu'une finance qui fait des citoyens-travailleurs des êtres amplis de peur. Le revenu minimum d'existence permet de le faire. Le travail serait activé que lorsque le besoin se ferait sentir et ne serait pas une obligation permanente pour survivre, pour être et pour paraître.
Ainsi, le médecin n'aurait pas une obligation de consultations mais une obligation de résultat. Dans le village, on nourrissait le médecin toute l'année alors qu'il ne pratiquait sa profession que lorsqu'il y avait des malades. Dans notre société actuelle, nous avons besoin de maladies pour sauver les emplois des médecins !

La deuxième solution vient d'une refonte du système monétaire avec l'idée principale de pouvoir financer les services publics par la création monétaire plutôt que par l'impôt. En effet, quand il y a 3 millions de chômeurs et des besoins bien identifiés, il est absurde de ne pouvoir activer ces intelligences et ces bras faute de liquidité !
A partir du moment où notre ingénieurie permet de produire suffisamment de nourriture, la question de l'inflation se pose très différemment. Elle se pose notamment en quantité de services accessibles ou fournis. La richesse d'une société n'est plus alors sa possession monétaire mais sa capacité à activer ses ressources.
Bien qu'il faille faire attention aux conséquences en économie ouverte (d'où la nécessité d'accords internationaux et d'un (vrai) nouveau Bretton Woods), créer de la monnaie est tout à fait logique : la monnaie est un instrument permettant les échanges et rien d'autre. La monnaie n'est une richesse que lorsqu'elle active les ressources. Autrement, elle ne vaut rien (ou devient décoration dans le cas de l'or).

Il y a donc des réflexions en profondeur à mettre en oeuvre. Mais plus que des réflexions des actions sont possibles pour résoudre les crises réelles, celles de la pauvreté, celles de la réduction des richesses de notre planète, celles de la citoyenneté.
Encore faut-il que nos dirigeants y soient sensibles et pour ça il faudra voter le 7 juin pour qu'une Europe Sociale émerge !
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