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  • : Le blog de Thomas PETIT
  • : Recherche et partage d'alternatives à une société en panne d'imagination sociale. La théorie doit mener à une pratique positive.
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  • Economiste de formation et de prédilection, j'ai touché à pas mal de petits boulots dans le privé et la fonction publique.
Actuellement permanent syndical des ministères finances et économie pour améliorer les conditions de travail de mes col
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:21

Attaques contre Bercy : ça suffit !

Réponse à Dominique SEUX

 

 

 

Le 18 avril 2011, Dominique SEUX, rédacteur en chef aux Echos et chroniqueur sur France Inter, indiquait sur les ondes que les suppressions d’emplois pouvaient aller plus loin à Bercy.

 

A entendre M. SEUX, encore une fois, les services publics les plus populaires comme la police ou l’éducation nationale devraient être préservés mais les services de Bercy devraient supporter les économies de l’Etat qui servent finalement à baisser l’ISF ou la TVA sur la restauration.

 

M. SEUX justifie son propos en comparant Bercy et les suppressions de postes de la sécurité sociale par l’informatisation. Il oublie d’expliquer que les cotisations sociales sont proportionnelles, payées par les employeurs et donc beaucoup plus faciles à collecter que des impôts à taux variables et mités par de multiples niches.

Ces mesures, qui touchent certaines catégories de la population ou secteurs d’activité, se sont d’ailleurs multipliées passant d’environ 400 à 700 en moins de 10 ans. Toutes ces niches sont autant de contrôles à effectuer et de contentieux potentiels.

 

De plus, Bercy, ce n’est pas que la fiscalité mais aussi le soutien à l’économie, la régulation de la concurrence, la sécurité des produits, la protection des frontières, la production des statistiques nationales… autant de missions complexifiées par la mondialisation.

Or, les effectifs de Bercy sont déjà passés de 175286 en 2003[1] à 142466 en 2011[2] soit une diminution de 20% en moins de 10 ans !

 

Dans les services, l’impact des réformes et des suppressions de postes sont lourdes et pèsent durement sur les conditions de travail et la qualité du service. Ainsi, les arrêts de travail ont augmenté de 40% entre 2002 et 2008[3] ! Les contrôles ne sont plus fait dans des conditions satisfaisantes et si le service apparent s’est amélioré (réponses au téléphone par exemple), le travail de fond est fortement dégradé.

 

Encore une fois s’agissant des économies à faire sur le budget de l’Etat, les fonctionnaires sont visés et en particulier les agents de Bercy : suppressions de postes, gel du point d’indice, … Les fonctionnaires ne sont pas la cause du déficit. Ils ne font que répondre aux besoins de la population définis par les représentants de l’Etat. La cause du déficit se trouve dans le manque de recettes, notamment avec la crise et toutes les exonérations fiscales !

 

En demandant l’arrêt des suppressions d’emplois, l’UNSA est réaliste et dénonce un double langage voulant faire croire à la possibilité d’améliorer la qualité avec moins de moyens[4]. Les citoyens devront faire des choix entre un service public de qualité OU des baisses d’impôts. Ils ne pourront avoir le beurre et l’argent du beurre.

Ce n’est pas la désinformation de journalistes comme M. SEUX qui permettront aux français de faire de bons choix !



[1] Bilan social 2007, en ETPT

[2] PLF 2011, en ETPT

[3] Bilans sociaux 2007 et 2009

[4] Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:23

Pour ceux qui cherchent encore des différences entre la gauche et la droite, on voit ici les dégâts que fait la droite sur les services publics qui au contraire avaient été construits et/ou renforcés par la gauche.

A noter que le Médiateur de la République actuel est issu de la Majorité Présidentiel et ne peut être taxé de gauchiste...

 

 

Le Médiateur de la République déplore un "service public dégradé"

LEMONDE.FR avec AFP | 21.03.11 | 07h46  •  Mis à jour le 21.03.11 | 08h17

Jean-Paul Delevoye, actuellement président du Conseil économique, social et environnemental, confie : "La société française souffre d'une crise du regard et d'un système de vie où les rapports humains se dégradent". 

Jean-Paul Delevoye, actuellement président du Conseil économique, social et environnemental, confie : "La société française souffre d'une crise du regard et d'un système de vie où les rapports humains se dégradent".AFP/PATRICK KOVARIK 

C'est un sévère bilan de l'administration que dresse le Médiateur de la République dans son dernier bilan annuel, lundi 21 mars. "Le service public ne porte plus son nom. Contacter les administrations est devenu compliqué. L'administration a perdu sa capacité à faire du sur-mesure pour les personnes en difficulté", déplore Jean-Paul Delevoye. Et de regretter les "restrictions budgétaires", le manque de moyens et de personnel qui se traduisent par "un service dégradé, plus complexe et moins accessible".

Le Médiateur, fonction créée en 1973 pour régler les litiges entre administration et citoyens, va être remplacé par le Défenseur des droits, institution qui va également intégrer le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde).

"Je crains que cet intitulé renforce encore l'attente des gens par rapport à sa mission", écrit Jean-Paul Delevoye, qui, en six ans dans la fonction de Médiateur, a constaté que ses services étaient parfois perçus comme un "bureau des plaintes". "Le Défenseur des droits, pas plus que le Médiateur, ne sera un Zorro" capable de régler tous les problèmes, met-il en garde. Selon lui, la moitié des quelque soixante réclamations quotidiennes que lui adressent les usagers "ne sont pas recevables par le Médiateur", mais devraient être "réglées d'un simple coup de fil" auprès "des structures d'aide existantes" ou du "service administratif ad hoc".

"FÉBRILITÉ DU LÉGISLATEUR"

Mais il déplore aussi les "réformes précipitées", "l'empilement législatif" et la "jungle normative" qui "opacifient l'accès des citoyens à l'information et compliquent la tâche des exécutants". "Les enjeux déterminants pour notre avenir ne trouvent pas de réponse politique à la hauteur", estime le Médiateur, pour qui "la fébrilité du législateur trahit l'illusion de remplacer par la loi le recul des responsabilités individuelles et de la morale". "Les débats sont minés par les discours de posture et les causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux", poursuit-il. Pour lui, "les ressorts citoyens sont usés par les comportements politiciens".

L'année 2011, dit-il, "doit être celle de l'éthique, de la transparence pour toutes celles et ceux qui exercent le pouvoir, notamment s'agissant des financements et des conflits d'intérêts". "L'autorité, pour être acceptée, ne pourra se fonder sur la justification d'un titre ou d'une élection mais reposera sur la dimension morale de celui ou celle qui l'exerce", insiste-t-il, appelant à "construire sur un socle de convictions et non bâtir sur le sable des émotions". En 2010, selon son bilan annuel, le nombre d'affaires transmises aux services centraux et délégués du Médiateur de la République a augmenté de 3,9 % par rapport à 2009, avec un total de 79 046 affaires reçues. L'institution dit avoir traité 46 653 réclamations.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:04

Faire toujours plus avec toujours moins nous avaient-ils promis.

 

 

Depuis des années, les syndicats et les partis de gauche alarment le gouvernement et la majorité parlementaire des dangers que portent une telle politique.


Depuis des années ces « gauchistes » sont pris de haut et traités d’archaïques sans pour autant obtenir de réponses sur le fond.


Depuis des années des parlementaires votent des réductions d’effectifs et s’en félicitent tout en augmentant les missions et les pressions sur les personnels.


Depuis des années les arrêts de travail dus au stress, les suicides, les erreurs de fonctionnement, … se multiplient.

 

 

Mais durant toutes ces années, la dégradation des services a été niée par le gouvernement.


Mais durant toutes ces années, cette dégradation a été masquée par une politique de chiffres ciblée sur les tâches basiques au détriment du qualitatif non quantifiable.


Mais durant toutes ces années, l’insatisfaction des usagers perçue au quotidien a été cachée par des statistiques disant le contraire.


Mais durant toutes ces années, les conséquences de cette politique désastreuse en matière de services publics et d’action sociale auprès de la population et des agents de l’Etat n’ont pas eu de témoignage suffisamment fort pour en démontrer l’absurdité et les risques majeurs.

 

Aujourd’hui, ce même gouvernement, avec le Président à sa tête, nous dit que les responsables administratifs d’un crime horrible seront sévèrement punis et veulent ajouter des missions supplémentaires à la justice, toujours avec moins de moyens.


Aujourd’hui, les magistrats nous montrent que la responsabilité de ce crime, le fait que le service public n’ait pu empêcher le meurtre de Laëtitia, incombe directement au manque de moyen organisé par le pouvoir en place (voir ici).


 

Aujourd’hui il est évident que le gouvernement porte directement la responsabilité de ce crime odieux.


Aujourd’hui il est évident que le Président, son gouvernement, les parlementaires qui ont soutenu cette politique de démantèlement du service public, ont du sang sur les mains et doivent en tirer les conséquences sur leur carrière politique !

 


Demain, il faudra instituer un principe de précaution et de responsabilité dans les réformes qui tendent à réduire les moyens dans les services publics.


Demain ce principe, cette « jurisprudence », aura un nom : Laëtitia !

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 13:22

Retraites

 

 

 

Principes :

 

  • Limiter les risques dans le temps.
  • L’activité présente doit financer les retraites. Ce n’est pas l’accumulation d’une activité passée (un capital) qui doive être aidée par l’Etat car elle n’est pas accessible à tous et comporte un risque important de dépréciation dans le temps.
  • Le niveau des pensions doit être suffisant pour vivre correctement. Pas la peine de chercher à reproduire un niveau de vie.

 

Objectifs :


  • Qu’il soit équitable.
  • Que son financement soit simple.
  • Que le système puisse être à la fois fixe dans ses structures et ses engagements, évolutif pour continuer à garantir un niveau de vie décent.

 

Système proposé :


Une retraite unique fixée au niveau du SMIC donnée à tout citoyen de plus de 60 ans.


Le cumul retraites/rémunération de travail serait possible. Mais étant donné que seuls ceux qui ont la chance d’avoir un emploi et la santé auraient accès à cette liberté, les cotisations employeur et salarié seraient doublées à la fois pour la santé, le chômage et la retraite. Ceci permet de garantir qu’il s’agit d’un choix de vie et qu’il apporte un bénéfice à la société. De plus, Il est normal que prenant un emploi potentiellement aux jeunes, il participe plus à la compensation du chômage.

Toute capitalisation serait autorisée mais pas facilitée par l’Etat. Chacun peut économiser et les entreprises peuvent donner un salaire différé par ce biais mais ce n’est pas à l’Etat d’aider ceux qui sont avantagés pendant leur activité à être avantagés dans leur inactivité.

Un système de transition devra tenir compte de la situation de ceux déjà en retraite et de ceux y arrivant dans les 10 prochaines années.

 

Avantages :


Le système serait simple.

L’évolution des retraites dépendant du niveau du SMIC, les retraités seraient incités à soutenir la rémunération de base des salariés.

Le système ne participerait pas à la reproduction des inégalités.

Le niveau de vie de 50% des retraités augmenterait et il s’agit de ceux qui ne s’en sortent pas.

Les simulations montrent que ce système coûterait moins cher à terme que le système actuel.

Le contrat inter-générationnel est clair et garanti.

Le financement peut s’élargir à d’autres assiettes que la rémunération du travail.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 11:30

Christopher BUCKLEY propose dans une fiction que les plus de 70 ans puissent choisir de se suicider plutôt que d'être un boulet pour la société.

 Michaël Hajdenberg a écrit sur son blog (http://www.mediapart.fr/club/blog/michael-hajdenberg/060410/retraites-et-si-incitait-les-vieux-se-suicider#comment-513157) un article pour signaler cette idée à l'humour noir mais avec une pointe de réalisme : et pourquoi pas, peut-on se dire en lisant l'article.


Voilà le commentaire que j'ai posté :


"Le problème des retraites est en fait un problème de marché du travail : le MEDEF ne veut surtout pas le plein emploi qui les obligerait à augmenter les salaires.


Au niveau des finances, au moins en France, il n'y pas un réel problème. D'ailleurs, la hausse des dépenses vis-à-vis des retraités sera de 1,7 points de PIB en 2050 (d'ici 40 ans donc) alors qu'elle a été de 2,3 points de 1980 à 2000 (soit en moitié moins de temps). La restructuration de la pyramide des âges, à production constante, fait que l'on peut parfaitement amortir ce coût supplémentaire... si l'on ne fait pas plus d'enfants que la moyenne actuelle !


Bon, après avoir dit ça et donc être sorti de l'ambiance de panique actuelle sur les finances des retraites, on peut aussi parler de tuer les vieux, voire à la naissance, comme un projet de société. C'est vrai que ça simplifierait la vie si l'on n'était pas emmerdés par tous ces nantis qui touchent le minimum vieillesse ou le RMI ou coûtent en logement étudiant. C'est incroyable tout ce qu'il y a comme dépenses quand même. Vous pourriez pas vous flinguer histoire de laisser tranquilles ces bonnes gens qui ont la décence d'avoir du fric ???


... quoi? ... que me dites vous? ... sans ces boulets ceux qui ont du fric auraient du fric mais ne pourraient même plus se nourrir? Leurs poubelles s'entasseraient devant leurs portes et l'électricité n'arriverait plus jusque chez eux? Faute de chauffeur ils devraient prendre les transports en commun qui seraient dans une grève permanente faute de conducteurs de trains et de contrôleurs pour assurer un minimum de sécurité?


Bon OK, il faudra peut être en garder quelques uns alors... Voire tous. Peut être faut-il de tout pour faire un monde... même des boulets qui coûtent cher? "

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 18:22

 

Mercredi 31 Mars 2010 La Tribune

A ceux qui cherchent à légitimer des sacrifices à court terme, l'Unsa rappelle les principes qui fondent pour elle une réforme des retraites : maintien de l'âge légal de départ à 60 ans et du mode de calcul des pensions des fonctionnaires. Réformiste, notre syndicat ne se contente pas d'une démarche de refus. Les propositions qui suivent se veulent une contribution à l'élaboration d'une réponse collective. Au gouvernement d'en tenir compte !

Il est important de bien rappeler dans quel esprit nous nous situerons dans les discussions qui vont se dérouler d'ici l'automne sur le sujet des retraites. Tout d'abord, l'Unsa ne nie pas les réalités  nous avons un vrai problème de financement des retraites.

Ce problème trouve sa source principale dans l'augmentation de l'espérance de vie, ce qui est une bonne nouvelle. Mais cette bonne nouvelle pose un problème de financement important. C'est près de 100 milliards d'euros qu'il faut trouver à l'horizon 2050. Et, à plus court terme, environ 30 milliards d'euros en 2020. Et la crise ne facilite pas les recherches de solutions.

Sans doute ces chiffres, qui renvoient à des horizons de moyen et long terme, sont-ils affichés dans le but de faire peur et de légitimer des sacrifices à court terme, en oubliant qu'ils reposent sur des projections économiques sur lesquelles pèsent de lourdes incertitudes.

Quoi qu'il en soit, nous rappelons donc quelques principes essentiels. Notre système de retraite doit s'appuyer sur deux piliers  la retraite par répartition et un bon taux de remplacement. Ces deux points ne sont pas négociables.

Dans ce cadre, nous refusons la remise en cause de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Cette remise en cause, en l'état actuel du fonctionnement du marché du travail et des écarts d'espérance de vie à 60 ans, ne pourrait qu'aggraver les inégalités d'accès des assurés au droit à la retraite. En effet, ce sont ceux qui commencent à travailler le plus tôt qui seraient le plus touchés par cette mesure, d'autant que ce sont eux qui, le plus souvent, occupent les emplois les plus pénibles et qui ont donc une espérance de vie plus courte.

De même, l'Unsa défendra le maintien de la prise en compte des six derniers mois pour le calcul des pensions des fonctionnaires et des agents des entreprises publiques. Ce mode de calcul prend notamment en compte les différences de carrières et de rémunérations entre le privé et le public. Changer de mode de calcul ne pourrait qu'entraîner une diminution forte des pensions des fonctionnaires et des agents des entreprises publiques, ce que nous refusons, bien entendu.

Mais l'Unsa , parce qu'elle s'affirme réformiste, ne peut se contenter d'une démarche de refus. Nous nous devons de faire des propositions. Toute réforme doit se faire dans le souci de la justice sociale. C'est pourquoi il est indispensable de traiter, d'entrée de jeu, la question de l'emploi des seniors et de la prise en compte de la pénibilité De même, nous demandons que soient examinés les moyens pour que ceux qui souffrent le plus de la crise par la précarité et l'exclusion s'ouvrent quand même des droits à la retraite.

Et puis, il faut aborder les problèmes de financement en face. 80% des dépenses de l'assurance vieillesse sont liées au travail et doivent logiquement être financées par les cotisations, mais 20% sont des dépenses de solidarité (minimum contributif, avantages conjugaux et familiaux). Ces dépenses doivent être prises en compte par la solidarité nationale et financées par des ressources fiscales.

Pour les financer, il faut, bien entendu, mettre en cause la loi Tepa, que ce soit pour le bouclier fiscal ou pour l'exonération des heures supplémentaires. Mettre fin à ces exonérations, c'est 1,2 milliard d'euros de recettes supplémentaires. De même, il faut mettre fin aux exonérations de charges sociales non compensées (1,2 milliard d'euros). Par ailleurs, nous proposons que l'intéressement et la participation fassent l'objet d'une taxation qui, pour les entreprises, soit d'un coût aussi proche que possible de celui résultant des cotisations patronales assises sur les salaires. Ainsi, l'on pourrait porter le forfait social sur l'intéressement de 4% à 15%, ce qui rapporterait environ 1 milliard d'euros.

Dans ce contexte d'efforts partagés, on pourrait envisager une augmentation d'un point de la CSG, dont le produit pourrait être réparti entre l'assurance-maladie et les retraites. Enfin, nous proposons que l'augmentation de la cotisation vieillesse de 0,3 point, qui aurait dû entrer en vigueur au début 2009, à la suite du rendez-vous sur les retraites de 2008, soit effective à compter du début 2011. Ces quelques mesures, à elles seules, produiraient des recettes de l'ordre de 10 milliards d'euros par an. Nous proposons aussi de revisiter les 30 milliards d'euros d'exonérations de charges sociales compensées par le budget de l'Etat, sur la base d'une évaluation sérieuse de leur efficacité en matière d'emploi. En tout état de cause et sans attendre, il faut en bloquer le montant à celui atteint aujourd'hui.

Alain Olive, secrétaire général de l'Unsa

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 19:22

Lundi, M. BESSON, ministre de l’immigration et de l’identité nationale s’est plaint de la chronique de Stéphane GUILLON, humoriste acide sur France Inter.

Pourquoi ?

Parce qu’il l’a critiqué quand il s’est attaqué aux mariages qu’il a qualifié lui-même de gris. Stéphane GUILLON avait alors dit que M. BESSON, homme volage de notoriété publique, profitait de sa position de ministre pour se séparer de sa compagne tunisienne qu’il enverrait par charter. Message politique ? Bien sur : Stéphane GUILLON montrait que l’on pourrait qualifier sa relation de mariage gris. Il pose la question de savoir là où est la limite, le critère qui permettra de qualifier un mariage de gris, un autre de blanc, et un autre de noir. Cela vaut-il une expulsion, le risque de se tromper et de déchirer un couple sincère par erreur ?

Stéphane GUILLON est-il dans son rôle ? Oui. Il dénonce une politique, une pratique, au travers d’une anecdote d’un rapprochement, qui rend ridicule l’homme qui par ses lois en agresse tant d’autres. N’est-ce pas le rôle du chansonnier ?

Parce qu’il aurait fait un rapprochement à Hitler.

Bon pour être exact, dans le texte, GUILLON imagine que M. LE PEN admirerait un buste avec une petite moustache. Ce n’est donc pas BESSON qui est lié à HITLER.

Mais aurait-ce été une erreur, un manquement à l’éthique humoristique ?

Dans le Colaroshow, LE PEN était représenté en chemise brune et ça ne posait problème à personne. M. BESSON ne dénonçait pas cet humour. Peut être parce qu’il en partageait l’analyse politique ? Cela signifierait que l’humour se borne à faire rire les gens de l’UMP mais que se moquer de ceux de l’UMP est une attaque injuste ?

Par ailleurs, quand on fait appliquer l’expulsion de 25 000 étrangers par an avec zèle, même vers l’Afghanistan, il me semble difficile de faire croire qu’une analogie à d’autres périodes sombres de l’histoire serait illégitime et/ou injuste !

Parce que Stéphane GUILLON aurait mentionné les yeux de fouine de M. BESSON.

L’idée du texte est que le jeune BESSON aurait plu immédiatement à M. LE PEN avec ses yeux de fouines qui permettent immédiatement de voir le traître, le fourbe en puissance (GUILLON fait référence à Iago, personnage imaginaire de référence pour la traîtrise, et donc pas une référence anti-sémite comme certains ont pu le dire).

C’est sur ce point que M. HESSE, patron de Stéphane GUILLON s’est excusé auprès de M. BESSON : on n’attaque pas le physique ! énorme !

Quand CANTELOU rit du poids de Martine AUBRY ça ne gêne personne. De même, pour Valérie DAMIDOT d’M6.

Quand GUILLON, dans la chronique incriminée parle de Ségolène ROYAL comme d’une folle, ça ne gêne personne non plus.

Mais quand il imagine que M. LE PEN ait pu apprécier en M. BESSON ses yeux de fouine, alors là, c’est une attaque sur le physique qui dépasse les bornes !

Toute cette histoire est évidemment totalement politique et il est incroyable et triste pour la démocratie que M. HESSE n’ait pas défendu son humoriste. Evidemment, il a été mis là par la bonne volonté de SARKOZY…

M. BESSON joue les vierges effarouchées comme M. LEFEVRE qui dénonce les « polémiques » lancées par ses adversaires.

C’est l’hôpital qui se fout de la charité : on peut ne pas aimer l’humour de GUILLON, on peut être affecté, voire blessé, par ses attaques, mais au moins, il ne déchire pas des familles, n’expulse pas des mères de famille en laissant de jeunes enfants sans mère pendant des mois, il n’empêche pas les français depuis des décennies d’obtenir leurs papiers dans un respect humain, il ne divise pas la France en lançant des débats aux relents nationalistes dans le plus sombre sens du terme.

Alors moi, à choisir, je soutiens GUILLON, pas BESSON !
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 17:28
Un article de Pascal GOBRY (Le Monde - 16 juillet 2009) fait les choux gras des blogueurs.

En effet, après avoir écrit en 2003 sur la grande duperie du gouvernement FILLON, il rappelle son analyse et l'actualise aux propositions actuelles d'allongement de la durée de cotisation.
Si l'article est maladroit et peut donner à penser qu'il y a une pensée sous-jacente discréditant les fonctionnaires, le fond est tout autre et bien intéressant.

La dénonciation porte sur l'inutilité d'un allongement de la durée de cotisation sur les recettes des régimes de retraite. Il rappelle que les cotisations sont fictives chez les fonctionnaires et que ce sont les impôts d'une année donnée qui paients les pensions (il n'y a pas de retraités mais des pensionnés dans la Fonction Publique en raison de la possibilité de réquisition toujours en vigueur). Il n'y a pas de caisse à proprement parlé, et il a tout à fait raison sur ce point: les années bénéficiaires n'ont pas bénéficié aux fonctionnaires, pourquoi les années déficitaires seraient cette fois à la charge des fonctionnaires?

Par ailleurs, il s'agit d'un budget unique et il y a effectivement une sorte de choix s'opérant entre retraités (pardon : pensionnés) et fonctionnaires en activité. Ce choix au niveau comptable est en faveur des retraités. L'erreur souvent dénoncée dans les blogs est que le nombre de fonctionnaires en activité doit être maintenu pour effectuer les missions de service public. Les retraités sont donc en plus et coûtent donc plus. Là où Pascal GOBRY a raison, c'est que le gouvernement ment en disant que ça fera plus de cotisation. En réalité, le gouvernement réduit le coût en diminuant la somme actifs (stable théoriquement) + inactifs (diminués avec l'allongement de la durée de cotisation). Il le fait en arnaquant les fonctionnaires dont la cotisation est fictive comptablement mais réelle juridiquement : la pension est un du et correspond à une durée donnée. La modification de cette durée correspond à une modification du statut (contrat complexe) qu'ils ont acquis lors de la réussite de leur concours. Le travail fournit pendant des années correspond à ce statut qui leur donne des missions mais prévoit aussi le départ comme pensionné. D'ailleurs, un pensionné peut tout à fait prendre un autre travail et les militaires ne s'en privent pas du fait de leur statut particulier qui les rend pensionnés assez jeunes (vers 40-45 ans).

Donc Pascal GOBRY dénonce une arnaque et en cela il a tout à fait raison. C'est d'ailleurs plus clair lorsqu'il parle du privé. Il explique relativement clairement que c'est l'activité dépendante du marché solvable qui définit les richesses à répartir. L'âge de départ en retraite ne changeant rien au marché de manière direct, l'allongement de la durée de cotisation est un choix entre retraités et chômeurs. Ce choix, s'il réduit le coût des retraites, diminue aussi de manière directe et indirecte (pression à la baisse sur les salaires et les cotisations) les recettes. Ceci a été confirmé par les derniers rapports dont le projet de loi de finances de la sécurité sociale de cette année. Je le rappelle dans mes articles sur la retraite à 55 ans que je vous invite à lire pour mieux comprendre la problématique.

Bref, le gouvernement nous ment et il faut le dénoncer.

Pascal GOBRY a peut être été maladroit sur la partie fonctionnaires mais il faut soutenir cette dénonciation et la portée avant que le gouvernement ne continue de déstabiliser notre système de retraite et notre contrat social au risque de les voir s'effondrer.
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:56

Je lisais ce matin dans un article que la CGT et la CFDT dénonçaient la volonté du gouvernement de passer l'âge légal de la  retraite à 67 ans.

Encore une fois, ils donnent une image de syndicats qui s'accrochent au passé, s'opposent sans proposer. Il se placent en conservateurs face au "modernisme" affiché par le gouvernement et soutenu par les médias et experts économiques (ceux-là même qui encensaient les sub-primes...).

 

Il faut arrêter !

 

Nous perdons nos combats les uns après les autres (quand on arrive à faire reculer nos adversaires, c'est pour qu'ils reviennent plus puissants un ou 2 ans après...). Nos troupes sont épuisées, démotivées, lassées par tant de combats dont les sujets changent aussi vite que le nombre de résistances à mener. Cette guerre d'usure menée par l'idéologie portée par ce gouvernement n'est pas à notre avantage car nous restons dans une logique démocratique.

Il ne faut pas quitter cette logique démocratique même si la centralisation des pouvoirs actuelle implique notre vigilance comme celle de tous les citoyens. La révolution n'apporterait rien de mieux et nous devons trouver autre chose que la violence comme réponse à la violence de ce gouvernement.

 

Mais dans notre combat direct il faut surtout changer de méthode en ne s'opposant plus par une résistance agrippée à des droits parfois paraissant désuets, archaïques ou "nécessitant" d'être "réformés".

Il faut passer à l'offensive idéologique, proposer des utopies constructives à l'opposé du pseudo-pragmatisme destructeur ramenant au 18ème siècle social.

 

Les retraites en sont une occasion formidable.

La proposition du gouvernement est ridicule car l'objectif que l'on doit se donner pour "sauver" le système est de maintenir voire d'augmenter les pensions tout en maintenant voire augmentant le pouvoir d'achat des actifs.

Pour se faire, il s'agit d'augmenter la masse salariale brute (donc cotisations comprises).

Or repousser l'âge légal de départ en retraite n'aura un effet "positif" budgétairement que sur les dépenses : les pensions seront diminuées en nombre et individuellement.

Par contre, ça ne résoudra rien sur le marché de l'emploi.

Au contraire, le chômage massif des jeunes ne pourra que s'en trouver renforcé. La pression sur les salaires largement en cause dans la crise majeure actuelle sera accrue. En parallèle logique, les cotisations ne pourront que diminuer. La croissance des dépenses et des recettes du régime de retraite de ces dernières années montre que ce n'est pas tant la croissance des dépenses que le manque de croissance des recettes qui est en cause dans le déficit du régime général.

 

Il faut donc proposer une mesure en faveur du marché du travail, en faveur d'une pression à la hausse des salaires. Il faut une proposition offensive, motivante et n'impliquant pas des manifestations ou des grèves mais un engouement politique obligeant le gouvernement à un débat et à la suppression de la logique du "il n'y a pas d'autre solution".

 

L'idée est de proposer un âge légal de départ à 55 ans avec la possibilité de partir jusque 70 ans.

En période de chômage, le départ à 55 ans sera un avantage pour ne pas accentuer le désastre.

En période de plein emploi, la liberté de partir plus tard permettra de produire ce qui est nécessaire.

Pour que la liberté de choix soit réelle, le départ à 55 ans doit se faire à pension complète. De plus, l'avantage de pouvoir travailler plus tard (il faut un emploi et une santé qui ne sont pas disponibles pour tous) s'accompagnera d'une double cotisation chômage et retraite (solidarité envers ceux qui n'ont pas cette chance). Ainsi, l'activité florissante finance l'activité déclinante.

 

S'il y a un coût important globalement à prévoir pour les 30 prochaines années, l'analyse démographique doit aussi porter sur les 30 années suivantes qui montrent un retournement de la problématique. Le système doit rester inter-générationnel. Le coût des retraites doit remplacer le coût du chômage et tout le monde sait qu'il vaut mieux avoir des retraités disponibles pour aider leurs enfants en gardant les petits-enfants que des chômeurs déprimés prêts à accepter toutes les contraintes, toutes les humiliations, toutes les exploitations, pour survivre dans la société.

 

Le coût temporaire devra faire l'objet d'une contribution exceptionnelle dont les retraités les mieux lotis des 30 prochaines années devraient être largement contributeurs : ils ont bénéficié des 30 glorieuses en oubliant un peu les générations futures...

 

Bref, il s'agit peut être d'une surenchère mais au moins celle-ci a du sens et propose un vrai contrat social sauvant le système plutôt que de le dénaturer et de rendre encore plus précaire la situation des jeunes.
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Published by Thomas PETIT - dans Société
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 01:44

Le gouvernement lance une offensive sur les retraites.

Sous prétexte de déficits colossaux, il faudrait travailler plus longtemps. Ce serait même la seule et unique solution, il serait irresponsable de faire autrement, et patati et patata…

Pourtant quel est le constat et quelle serait l’efficacité d’un allongement de l’âge de départ en retraite ?

Le constat

Le régime vieillesse serait déficitaire de 7,7 milliards d’euros en 2009 contre 4,6 en 2007.

Mais est-ce du à une forte augmentation des charges ?

Non ! Le taux d’augmentation des charges a baissé de 7,6 en 2007 à 3,7 en 2009 (prévision).

Et les recettes ? Leur taux de progression est en baisse plus importante ! (de 4,5 à 1,9)

Ce n’est donc pas seulement un problème démographique mais un problème de choix politique. L’augmentation du nombre de trimestres à cotiser n’a pas rapporté plus de recettes !

Le problème économique vient d’une mauvaise répartition des richesses dont la pression sur les salaires en temps de chômage massif est une donnée importante.

Le chômage des jeunes est massif et détériore la confiance en l’avenir et donc l’investissement. Dans un marché du travail atone, il faut faire un choix entre chômage et retraite. Les études montrent que le choix est évident : les chômeurs coûtent beaucoup plus à la société que des retraités.

Ce constat avait amené à divers choix sages comme la pré-retraite ou la réduction du temps de travail.

Et enfin, quel est le bilan des recettes étrangères tant vantées ? Les idéologues de droite, dont le gouvernement, ne cessent de dire que les autres font la même chose : augmenter l’âge de départ en retraite. Mais pour quel bilan ? N’ont-ils pas dit la même chose pendant 30 ans à propos du système libéral effréné ? On connaît désormais le résultat. En sera-t-il de même des retraites ?

D’autant plus que notre système est très minoritaire et ne correspond pas aux exemples donnés. Leur argument n’est donc pas valable. Celui-là comme les autres !

Mais voit-on une amélioration depuis qu’ils ont commencé à détruire le système en 1993 ? Quels résultats ont-ils obtenu depuis ?

Efficacité ?

Le taux d’emploi des 60-64 ans était de 13,5 % en 2005 soit 1 point de plus qu’en 2002 alors que le taux d’emploi des 55-59 ans est resté stable à vers 54%. Les plus chanceux ont donc la possibilité de rester plus longtemps au travail tandis que le taux d’emploi reste le même dans les 5 années qui précèdent. Il n’y a donc pas plus d’emplois mais plus de seniors qui peuvent « s’accrocher » à leur poste.

L’effet évident, pour des offres d’emploi stables, est l’augmentation du chômage des jeunes et du chômage en général.

Le deuxième effet est l’augmentation de la pression à la baisse sur la rémunération du travail.

Le troisième effet est la baisse des recettes des régimes de retraite largement assises sur la rémunération du travail.

Le problème des recettes ne peut être réglé par une augmentation de l’âge de départ à le retraite tant que le chômage n’est pas résorbé. Au contraire, ça ne fera que le creuser.

On ne décrète pas l’augmentation  des offres de travail sinon le problème du chômage aurait été résolu depuis bien longtemps. Le problème des recettes, c’est le nombre de cotisants, pas l’âge des cotisants (même s’il y a un effet ancienneté).

De plus, il y a un effet récessioniste . En effet, cette augmentation artificielle, si elle convient à 54% maximum de la population et seulement 13,5% minimum, elle impliquera d’évidence la chute de pension de tous ceux ne pouvant trouver un emploi au-delà de 55 ans. Les pensions déjà faibles seront donc encore réduites pour 45% de la population.

L’effet bien connu est une baisse de la consommation, une hausse de l’épargne de précaution une diminution des transferts générationnels vers les forces vives (moins de soutien des anciens aux jeunes.

Dernier élément, les jeunes qui bien souvent doivent confier leurs enfants à leurs parents à la retraite ne pourront plus le faire, ce qui réduit la mobilité et la productivité des 30-35 ans. Soit une politique familiale coûteuse elle aussi est mise en place, soit l’augmentation de l’âge de la retraite est là encore une erreur fondamentale.

Au final, augmenter l’âge légal de départ à la retraite, c’est comme proposer à une population qui n’a pas de quoi manger de repousser l’heure du repas : ça ne produit pas plus de pain mais au moment du repas, ils se battront encore plus entre eux pour avoir leur part.

Solution

Le problème principal est la répartition de la richesse. Il faut remettre la pression à la hausse pour la rémunération du travail. Pas en augmentant les heures de travail par personne mais en augmentant la rémunération pour chaque heure travaillée.

C’est aussi en réorganisant la société autour de la communauté plutôt que du travail individuel. Il faut pour cela libérer du temps vers des activités sociales. Celles-ci diminuent la nécessité de consommer des biens de marché c’est-à-dire ayant un prix monétaire.

Le deuxième aspect, pas des moindres, est de gagner la majorité des pensées, la majorité des votes. Dans une démocratie, on ne peut mettre en œuvre une politique si l’on est minoritaires. Il faut donc gagner la guerre idéologique, ce qui n’est possible que par une stratégie de communication.

En restant toujours sur la défensive, on est archaïques et l’on ne peut obtenir l’enthousiasme nécessaire pour battre les conservatismes et les peurs. Il faut non seulement contester l’intérêt d’un retour au 18ème siècle mais plus encore proposer le monde du 21ème siècle. Il faut proposer le progrès, l’amélioration de la société plutôt que la régression, la division, l’égoïsme, l’individualisme.

Par conséquent, ce que l’on doit proposer n’est pas une régression mais au contraire la baisse de l’âge de départ légal. Il faut organiser un âge de la productivité matérielle et un âge de la productivité de sens.

Il s’agit d’organiser la production de ce qui est nécessaire pendant les 20 ou 30 premières années et de donner le temps de créer, de construire, d’imaginer, de soutenir, pendant les années qui suivront. C’est possible, c’est une question de choix et d’organisation.

Je propose donc de lancer une campagne pour passer l’âge de la retraite à 55 ans.

Ça fera rire les « érudits » mais ça fera rêver le peuple. Ça redonnera espoir dans le progrès : augmenter l’espérance de vie pour se libérer, pas pour augmenter le temps des chaînes !

L’idée peut donc devenir majoritaire.

Par ailleurs, ce n’est pas qu’un slogan ou une idée en l’air mais bien une solution possible aux problèmes de financement des retraites.

Comme il est dit plus haut, il vaut mieux des retraités que des chômeurs. Le chômage met la pression à la baisse, à la régression. Il détruit les liens sociaux et met les citoyens en concurrence pour leur survie. La peur est la suite logique. Il faut inverser la tendance ! L’objectif ne doit plus être de diminuer les coûts mais d’augmenter les recettes, de mieux les répartir. N’est-il pas d’ailleurs logique qu’une part croissante du IB aille vers cette population qui augmente en proportion ? Le PIB ne diminue pas pour autant. Il s’agit donc d’abord d’un problème de répartition.

Enfin, et c’est le plus important, notre système est d’abord inter-générationnel. A chercher une solution ponctuelle, nous perdons ce même système. Pourquoi les prévisions validant la thèse du gouffre financier s’arrêtent-elles en 2050 ? Pourquoi ne fait-on pas glisser ces prévisions ?

Il faut voir à plus long terme : que se passera-t-il après ???

La vérité c’est que la pyramide des âges s’est équilibrée. L’augmentation du nombre de retraités se stabilisera et diminuera après 2050. C’est un fait que la droite ne veut pas dévoiler. Augmenter le nombre d’enfants ne ferait que reporter le problème à leur avenir. La réalité est là, toute simple : augmenter l’âge de départ en retraite est un piège.

Proposer de diminuer cet âge de départ peut être un contre-feu puissant, efficace, car logique et fondé.

Synthèse finale de la commission des comptes de la sécurité sociale 15 juin 2009 - http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/090615_secu/synthese_finale.pdf

5ème rapport du Conseil d’Orientation des Retraites 21 novembre 2007 - http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf

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